Dans cet épisode, je discute avec Virginie, installée en Provence, des marchés provençaux : leur ambiance, les spécialités locales, les erreurs à éviter et les expressions françaises que vous entendrez sur place.
Tapenade, ail confit, miel de lavande…
Culture française, authenticité et immersion au cœur de la Provence.
Un épisode idéal pour améliorer votre français tout en découvrant la vie quotidienne dans le sud de la France.
Cet épisode est disponible en format vidéo avec les sous-titres sur YouTube
Vous pouvez retrouver Virginie in Provence sur Instagram et sur son site internet.
À bientôt,
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La transcription de l’épisode est disponible et c’est ici.
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TRANSCRIPTION
Bonjour Virginie. Alors euh aujourd’hui, on va aborder un thème très intéressant, c’est les marchés en Provence. Première question- Tout à fait. Oui, vas-y, vas-y. Tout à fait. Non, tout à fait. J’allais dire tout à fait. Alors Virginie, première question, quand on imagine un marché provençal, on pense souvent à quelque chose de très carte postale.
Mais dans la réalité, qu’est-ce qui surprend le plus les étrangers quand ils découvrent les, les vrais marchés en Provence ? Ben ce qui surprend, c’est dans une carte postale, c’est euh, ben c’est une image. Donc on n’a pas les gens, on n’a pas le bruit, on n’a pas les émotions. C’est un lieu très vivant, en fait, le marché où il y a beaucoup d’échanges.
Il y a beaucoup de vie. Ouais. Euh, toi, par exemple, tu vas souvent au marché ? Ah ben, j’y vais au moins une fois par semaine. D’accord. Euh ouais, j’y vais euh, j’y vais au moins une fois par semaine, soit avec mes étudiants, soit seule. Mais euh, ouais. Ok. Euh quelles sont les erreurs culturelles que les touristes ou les apprenants, quand ils viennent chez toi, euh, les apprenants de français font souvent sur les marchés
Alors, je dirais que— alors, c’est prendre des photos sans demander. Ça, ça peut être très mal pris. Ok. Ouais, ça, ça peut être mal pris. Et en fait, les gens apprécient qu’on leur pose la question. Parce que oui, on peut se dire, c’est juste des fruits et des légumes, mais parfois, il y a quand même des photos de personnes dessus, ben la personne qui vend, et cetera.
Donc, ils peuvent, voilà, mal le prendre, que ça soit— voilà, les vendeurs peuvent mal prendre le fait qu’on les prenne en photo sans leur demander. Je n’avais pas pensé à ça du tout. Ouais, ça, ça peut vraiment être un sujet. Vraiment. Tu penses que c’est typique-c’est typiquement français, ça ? Euh alors non, je ne sais pas si c’est typiquement français parce que je me rends pas trop compte dans les autres pays.
Euh, mais moi, je sais que dans les autres— dans les pays où je visite, je vais poser la question, par exemple. Tu vois ? Parce que je sais que ici, c’est apprécié quand on pose la question. Moi, je pose la question. Quand je veux prendre des photos de— dans des magasins, de choses qui m’intéressent, je pose aussi la question : est-ce que c’est possible de, de prendre, de prendre des photos
Ouais, voilà. C’est vraiment ça. C’est vraiment pour des photos des personnes ou même des fruits de leurs, de leurs produits. Ouais, juste de l’étal, en fait. Juste de l’étal. Voilà, que la g-la personne, elle se sente considérée, en fait. Oui. Tu peux expliquer ce que c’est un étal, Virginie ? Oui, c’est en fait comme une planche de bois, d’accord, qui euh, qui tient sur des barres de fer.
Et euh, et en fait, il y a des fruits et des légumes qui sont exposés sur euh, sur cette planche. Voilà. Et donc les gens peuvent venir observer les euh, les fruits et légumes et les choisir. Et encore une fois, ça dépend des, des euh, des vendeurs. C’est-à-dire que dans certains cas, il faut demander.
Certaines personnes préfèrent choisir. Le vendeur préfère choisir les fruits et légumes pour euh, pour toi. En fait, c’est pas toi qui peux choisir. Et pourquoi ça ? Ben, je pense que c’est une question— alors, moi, j’aime pas trop quand ça se passe comme ça, pour être honnête. C’est-à-dire que normalement, quand tu viens pour dire : “Voilà, je voudrais acheter des fruits et légumes,” ils te donnent, tu sais, une sorte de panier.
Maintenant, c’est pas des paniers en osier, c’est des paniers en plastique, souvent. Donc, tu récupères le panier, tu choisis tes fruits et légumes. D’accord ? Mais je pense que ça— alors, il peut y avoir deux raisons. La première, c’est que la personne, elle a pas envie que tu tripotes, tu touches tous les fruits et légumes.
Et donc elle préfère les choisir pour toi. Comme ça, elle est sûre qu’on n’ait pas les mains du monde entier sur les fruits et légumes. Ça, je comprends. Ou ça peut être des gens moins honnêtes et qui en fait te mettent pas forcément les meilleurs fruits et légumes. Ah. Bah si c’est possible ça aussi. Tu vois, ça existe hein, on va pas se mentir.
Et donc ça, c’est euh, voilà. Donc t’as deux possibilités. Ah. Et donc j’imagine que toi, quand tu vas au marché, tu vas, euh, avec les marchands, les vendeurs qui te laissent choisir tes fruits et légumes ? Ah oui, complètement. Ouais. Moi généralement, en fait, soit je vais dans mon village, donc euh, je suis vraiment– donc c’est un tout petit marché, mais il y en a un autre, euh, qui est dans un village à côté, voilà, qui est beaucoup plus grand.
Mais en général, je choisis mes fruits et légumes très clairement. Je vais pas– sinon je prends pas, en fait. Ok. Au niveau des prix, c’est, c’est aussi cher que dans les supermarchés ? Plus cher, moins cher ? Alors, je dirais que tout ce qui est fromage, euh, tu vois, produits laitiers ou, euh, poisson, euh, etc., c’est plus cher en général.
En ce qui concerne les légumes, je trouve pas que ça soit excessivement plus cher. Tu vois, une botte de radis, c’est– là, je, je, j’en ai acheté une cette semaine, c’était un euro cinquante au marché. Aujourd’hui, je suis allée au supermarché, c’était le même prix quoi. D’accord. Tu vois ? Et après, ça dépend des fruits et légumes quoi.
Est-ce que c’est la saison ? Est-ce que ça l’est pas ? Enfin, tu vois, c’est sûr que si tu prends un ananas, enfin ça te coûtera plus cher que d’acheter des pommes au marché quoi. Bien sûr. Oui. Et, et est-ce que tu achètes bio ? Alors en général, euh, si tu veux, le marché est pas forcément bio. Oui. C’est-à-dire qu’en fait, ils sont censés l’indiquer.
Donc quand je vais au marché, j’achète pas forcément bio, mais j’achète local. Tu vois ce que je veux dire ? Oui. Par contre, tu peux acheter de- Circuit, circuit court. Exactement. Tu peux aller au marché et choisir des produits bio. Voilà, tu peux avoir les deux. Et après, maintenant ce qu’on a en France, c’est des Biocoop, donc des coopératives biologiques.
Et donc là, c’est une autre alternative au supermarché. Et là, tu n’as que des produits biologiques. D’accord. Oui, parce que j’avais ma, ma cousine à l’époque qui travaillait dans une coop. C’est ça. Ouais, mais c’est différent biocoop et coop ? Je sais pas trop, j’ai pas de coop. Est-ce qu’il y a, y a une chaîne en Bretagne, il y a une chaîne de supermarché entre guillemets supermarché qui s’appelle la Coop.
Peut-être que ça- C’est juste le nom qui change hein. Ouais. Est-ce que tu peux expliquer comment ça fonctionne une coop ou biocoop ? Une biocoop ? Alors, c’est, euh, c’est comme un petit supermarché. Mais la différence, c’est que donc la propriétaire, alors non, à, à Roussillon, ben comme c’est un petit village, je la connais.
Donc Sylvie, elle va donc faire appel à des agriculteurs, donc en Provence ou les plus proches possibles, donc du village. D’accord ? Et pour tout ce qui est produits qu’on va devoir faire importer parce que ben il faut pas se mentir, on a quand même des besoins de produits comme les bananes, etc. Ça sera aussi que des produits bio ou des produits où on est dans le respect, si tu veux, comme le chocolat par exemple, dans le respect de la personne qui le, qui le produit, qui le fabrique.
J’imagine le chocolat, le café aussi. Voilà, ce genre de choses quoi. D’accord, ok, c’est intéressant. Mais parce que moi, j’avais entendu que la coop, c’est– parce que vous dites coop ou coop ? Parce que moi, je pensais que c’était coop. On dit c’est biocoop, ça veut dire coopérative biologique. D’accord. Parce que moi, j’avais entendu que les coop– dans les, dans les petits, petits supermarchés, c’est, y a pas de propriétaire, c’est les employés- ah, y a, y a un fonction- Alors ça, c’est encore autre chose.
Ah, c’est autre chose. Je pense que le truc, je pense que le, ce que fait ta– c’est ta sœur, tu m’as dit ? Ce que faisait ma cousine. À ta cousine, pardon. Ce que faisait ta cousine, je pense que c’était quand tu étais dans une association. Oui, c’est ça. Donc c’est plutôt bénévole. C’est chacun, en fait, récupère effectivement le, euh, les produits, enfin les fruits et légumes des marchands à côté.
Et c’est à tour de rôle une personne qui va tenir le magasin. C’est ça, je crois que c’était ça. D’accord ? Voilà, mais là, il n’y a pas du tout de revenu. Voilà. Là, c’est comme, c’est vraiment bénévole. D’accord ? C’est– oui. Après, l’argent, l’argent est réinjecté pour racheter des fruits et légumes, etc. Ici, c’est différent.
Ça reste un business. Ça, c’est un business. Biocoop. Mon Dieu, si je dis ça, euh, Sylvie va me dire. Mais, mais dans l’absolu, elle a quand même besoin de gagner d’argent pour payer ses employés. Tu vois, c’est vraiment, elle a des employés, elle a, elle a, elle a, elle a besoin d’argent pour pouvoir réinvestir.
Voilà. Alors, c’est pas contre, contre, contre Sylvie. On n’a rien contre elle. La pauvre. Sylvie ne regarde pas la vidéo s’il te plaît. Mais c’est pas un peu jouer aussi Coop. Moi, je pense tout de suite Biocoop, moi, je pense à Coop, à ce système-là. C’est pas un peu non plus jouer sur les mots ? Mais non parce qu’en fin de compte si tu veux, tu vas vraiment faire travailler le même réseau.
Oui, d’accord. C’est-à-dire tu vas faire travailler le même réseau d’agriculteurs euh de— la différence, c’est que tu vas permettre de créer de l’emploi. D’accord. C’est-à-dire que effectivement, tu vois— et oui, c’est-à-dire que bon en l’occurrence, tu crées Biocoop à Rousset, ça crée quand même de l’emploi sur place.
Oui, je vois. Tu vois. Et ça permet, et oui, ça fait pas— permet de faire vivre les gens qui travaillent et de faire euh, et de faire vivre les agriculteurs qui euh, qui sont autour. Tu vois ? C’est pas, c’est pas la— tout le monde n’a pas la possibilité si tu veux chaque jour ou chaque semaine d’aller passer une journée dans une coop même si le concept est super hein.
Bien sûr. C’est juste voilà, c’est pas, c’est pas le même, c’est pas les mêmes besoins et c’est pas la même création de, de comment dire, de, d’emplois ou de, ou de richesse pour les agriculteurs à côté quoi. Je vois. Non, c’est, c’est intéressant. J’avais pas, j’avais pas pensé à ça. Moi, je pensais à Coop, c’est ça le truc associatif.
Oui, oui, c’est que bénévole. Non, c’est pas. Là en l’occurrence quand c’est Biocoop, c’est vraiment, c’est un commerce quoi. D’accord, ok très intéressant. Et en, en revenant aux, aux erreurs, on revient à la, à la question que je t’avais posée. Il y a d’autres— tu, tu dis à tes, à tes élèves, à tes, aux personnes qui viennent chez toi, enfin ceux qui viennent chez toi, comment je pourrais dire ça aux- Oui, qui viennent en immersion
Ouais, ouais. Euh, mais- Ouais, c’est ça. Ils viennent chez moi, ouais. Tes élèves qui viennent en immersion, ouais. Euh y a d’autres— tu leur dis avant d’aller au marché alors juste avant une– ou tu dis pas ou tu dis sur le moment ? Non, je dis pas et je vais voir comment ça se passe. C’est-à-dire que généralement, tu vois les, les gens, ils sont, ils sont voilà et tu sens comment ça se passe, tu sens s’ils ont envie de créer du lien, tu sens s’ils sont justement un peu stressés à cause de leur français donc ils vont y aller tranquillement, tu vois.
Donc en fonction de la personne et en fonction de la situation, je dis ou pas. Oui, d’accord. D’autres erreurs qui peuvent être— que tu, tu vois ? Écoute euh, ben par exemple, goûter. Tu vois alors toucher oui, mais goûter, c’est la même chose quoi. Si tu veux goûter, généralement, tu sais, il y a une petite planche de bois qui te permet euh, de goûter.
Tu vas pas goûter le fruit lui-même quoi. Oui bien sûr. Ça, c’est juste interdit. Et ça t’as vu, t’as vu, t’as vu ça ? Alors j’ai pas vu ça avec mes étudiants jamais. C’est déjà arrivé ouais. Tu sais parce que tu dis le raisin, c’est juste un grain de raisin. Tu sais tu peux voir des enfants qui font ça et les parents ne disent rien par exemple.
Oui non. Ça, c’est un peu gênant quoi. Oui oui, je comprends. Et même pour— par rapport à l’hygiène moi, c’est quelque chose que je ferais, que je, que je ferais pas. On est d’accord, tu vois. Quand j’étais petite, je l’ai fait, mais bon, c’était il y a– c’était il y a plus de trente ans. Donc euh- Oui, c’est ça.
Maintenant normalement, c’est quelque chose que je ne, que je ferais plus du tout. Ouais. Euh ensuite, pourquoi est-ce que les marchés occupent une place importante dans la vie quotidienne des Français ? Alors là, on parle pas seulement des marchés de Provence, mais en France en général. Pourquoi tu penses que le marché est si important
Alors tu sais quoi ? D’un point de vue national, je saurais pas trop te répondre tout simplement parce qu’en fait, j’ai commencé à aller au marché quand j’ai commencé à avoir des enfants. Oui. Et euh, et donc quand j’ai commencé à, tu sais, à re— avant, j’ai donc j’ai beaucoup bougé. Et donc c’est vraiment en Provence que j’ai redécouvert les marchés.
Donc là, je connais les jours de marché, etc. Donc là, ça fait partie de ma vie. Mais quand j’étais étudiante, clairement, aller au marché, ça ne m’intéressait pas beaucoup, tu vois. Donc euh… C’est vrai qu’il y a pas– peut-être qu’il y a plus de jeunes maintenant, mais moi, c’est vrai qu’à l’époque, quand j’habitais en France et j’étais plus jeune, je n’allais jamais au marché.
Ben non, je pense que c’est vraiment quelque chose– enfin en tout cas, moi, je le ressens comme ça pour moi. C’est-à-dire que c’est moi en tant que maman, je veux donner des bons produits à mes enfants. Et donc si tu veux, ça fait pas partie de la vie quotidienne, mais de la vie hebdomadaire. Oui.
C’est-à-dire qu’il y a quand même un marché par semaine dans les villages. Donc, Rousset, c’est mercredi matin. Aix, ça va être trois fois par semaine. Le mardi, le jeudi, le samedi. Donc ça va pas forcément faire partie de sa vie, mais en tout cas de quotidienne, je parle, mais ça fait partie de sa vie en général.
Tu vois, tu sais que si le mardi matin, t’es dans Aix-en-Provence, tu dis : Ah, si j’ai besoin d’une salade, je pourrais la cho– je pourrais la récupérer là-bas quoi. Oui, je vois. Tu vois. Et euh ça, c’est– donc tu vas au marché, c’est plus pour un souci de santé. C’est vraiment que tu veux bien manger. C’est, c’est plus pour ça.
Ou c’est aussi pour le plaisir ? Oui. T’as encore– tu réfléchis un peu encore à ça parce que quand on est dans le quotidien, c’est… voilà, on- On va vite quoi. On va vite, on réfléchit pas forcément parce que c’est le quotidien, c’est plus quelque chose d’exceptionnel comme au début. Alors en fait moi, j’ai cette chance déjà d’avoir des étudiants régulièrement avec moi.
Donc si tu veux, j’ai toujours ce côté, on débute, on goûte, etc. Et surtout, donc je finis par connaître les vendeurs. Oui. Je connais– je finis par connaître tous les marchands. Ce qui fait que j’ai toujours droit, tu vois, les gens me connaissent, les gens connaissent mes enfants, on a toujours droit de manger de l’ail confit quand on va voir Marie.
Tu vois, Marie, c’est la vendeuse d’olives. Voilà, ce genre de choses quoi. Donc nous, on a, on a ce, cette chance-là. Tu vois, de rendre ce truc un peu, voilà, c’est le côté cool du marché pour tout le monde quoi. Oui, je vois. Pour ma famille, pour mes étudiants. Et puis c’est bien parce que quand tu accompagnes tes étudiants, tu peux aussi redécouvrir à chaque fois une manière différente.
Oui, clairement. Clairement parce qu’en fait chacun a son histoire. Tu vois Marie, la vendeuse olive, elle parle très vite. Elle parle toujours très vite et donc à chaque fois, tu vois, elle va leur raconter des histoires, elles rigolent ensemble. Tu vois, j’ai une dame qui est venue là, elle dessinait et euh, donc elle s’est installée au café du bistrot sur la place et elle dessinait le marché.
Donc Marie, elle s’est mise à côté, elle dit : Tu ne veux pas me dessiner moi ? Enfin, tu vois, il y a une espèce de de, tu vois, des échanges qui se font. Moi, j’étais morte de rire, je l’ai regardée faire. Donc tu vois, c’était chouette, tu vois. C’est pas un moment comme ça, tu te marres quoi. Ouais, non, c’est génial.
Et c’est souvent aussi, je pense que c’est ce que recherchent aussi tes études, tes élèves, non ? Tes étudiants. Oui oui, c’est exactement ça. C’est-à-dire tu vis des vrais moments avec des gens qui sont très naturels avec toi parce qu’en fait pour eux c’est pas grave. En fait euh, tu vois que tu comprennes, tu comprennes pas ou euh, ou que voilà ils s’en fichent en fait, ils sont là, ils parlent avec toi, ils sont contents.
Oui. Quel produit typiquement provençal faut-il absolument découvrir sur le marché ? Euh alors le premier, c’est bien sûr la tapenade. Tu peux expliquer ce que c’est la tapenade ? Oui bien sûr. La tapenade, c’est un mélange d’olives, alors soit vertes, donc tu as la tapenade verte pour les olives vertes et la tapenade noire pour les olives noires.
Donc c’est un mélange de… Ah j’adore. J’adore. Pour l’apéritif, ouais, c’est magnifique. Et donc c’est un mélange d’olives, d’ail, parfois d’anchois pour l’olive noire, il me semble. Et donc tu fais ce mélange. C’est comme une purée, mais d’olives. Tu vois ? Que tu étales sur du pain et que tu manges généralement à l’apéro, à l’apéritif.
C’est délicieux. Ouais, c’est chouette. Et tu as ça, et tu as donc les olives, bien sûr. Et tu as aussi l’ail confit. Non, je n’ai jamais mangé d’ail confit. Sérieux ? Alors, tu dois absolument venir parce qu’en fait, c’est… Alors moi, mes enfants, ils mangent ça. Tu vois, ils adorent ça. Donc j’achète… Tu fais tremper dans le sel et en fait, là, il n’a plus ce goût agressif, etc.
Tu peux manger ça comme une olive. Et tu n’as pas une mauvaise haleine après avec ça ? Eh non. Et Marie, à chaque fois, elle t’explique. Marie, à chaque fois, elle t’explique que grâce à ça, tu n’as pas la mauvaise haleine. Elle explique ça comme ça. Tu n’as pas la mauvaise haleine et tu n’as pas mal au ventre.
J’adore. Parce que moi, je pense tout de suite à ça, ail confit. Oh la vache ! Non, non, pas du tout. Pas du tout. Et tu peux même faire de la tapenade d’ail confit. D’accord. Même concept, tu vois, tu vas mixer. Très bon. Ok. Voilà. Donc ça, c’est pour le… Et puis après, tu as le miel. Parce qu’on a quand même le miel, tu vois, de lavande.
Tu vois, on a le miel de, de bah oui, on a beaucoup de miel de, tu vois, de châtaigne, etc. On a différents miels. Ça doit être délicieux. J’ai jamais goûté le miel de, de lavande. Non, je te jure. Bah tu vois. En Bretagne, la lavande, c’est pas… C’est moins, c’est moins populaire, j’avoue. Oui. Mais et donc tu vas- J’aime beaucoup ceux qui adorent la lavande et le miel.
Mon Dieu. C’est vrai ? J’adore la lavande, j’adore le miel. Donc miel de lavande. Et t’as le droit de recevoir de, t’as le droit de recevoir de la lavande de chez toi si je t’envoie ça au Mexique, par exemple ? Ouais, j’aurais peur avec les douanes. Ouais, voilà c’est ça. J’aurais peur qu’ils ouvrent. Ah voilà, ok.
Bon d’accord. Et après t’as ce fromage. C’est gentil, c’est gentil de, de penser à moi. Non, mais je me suis dit, je me suis dit parce que- La prochaine fois que je viens en France, si on peut passer par chez toi, ouais, je te, je te tiens au courant. Avec plaisir. Avec plaisir. J’ai la place. Et euh, et donc, et donc le fromage, bien sûr.
D’accord. Parce qu’on a des fromages spécifiques à la Provence, tu vois. On a le fromage du Mont Ventoux. Ok. Le fromage du Mont Ventoux, par exemple. Donc tu sais, c’est la montagne qui est très populaire, en tout cas pendant le Tour de France. Euh, tu as aussi un petit fromage. Alors lui, il est emballé dans des feuilles de chêne.
C’est le, ça s’appelle le banon. D’accord. Et c’est, c’est vraiment bon aussi. Il est emballé dans des feuilles de chêne et avec de la ficelle. Et ces fromages-là sont forts, sont doux ? Non. Ouais, c’est assez doux. D’accord. Comparé à un roquefort, si tu veux, c’est très très doux quoi. Ouais. Tu sais, moi, euh, je t’avoue quelque chose, je ne mange pas du tout de fromage.
Je déteste le fromage. Je peux manger un tout petit peu sur les pizzas ou par exemple au Mexique parce que c’est– pour les Français, ce n’est pas du fromage parce que c’est très très léger. C’est du cheddar. Mais je ne supporte pas, j’aime pas le fromage français, c’est trop fort. Mon fils Tom, il déteste le fromage.
Ah ouais, j’aime pas la texture, j’aime pas l’odeur. J’ai essayé quand j’ai– j’ai jamais aimé le fromage. Beaucoup de personnes me disent : Mais t’es française. J’aime pas le fromage français. Mon fils, il aime pas. Mon deuxième, il aime pas non plus. Et ma sœur, je sais que ma sœur est pas très fan non plus de, de…
Dans ma famille, de toute façon, s’ils mangent du fromage, c’est vraiment du fromage doux. Mais ouais, je suis pas, j’aime pas, je peux pas ça, je peux pas. Et j’aime pas le vin rouge non plus. Ah moi, j’aime pas le vin rouge. J’aime plus le vin rouge. Ouais, j’aime pas non plus. Le vin blanc, j’aime bien un bon vin blanc sec, mais le vin rouge, j’ai jamais aimé ça.
J’aime pas non plus. Je bois pas de café non plus. Moi non plus. Absolument. Non, j’aime pas le café. Ah non, je déteste. J’adore l’odeur. J’adore l’odeur. Pareil. J’adore le tiramisu. Le goût. Par contre, le goût. J’ai essayé plusieurs- Le goût, ça me dégoûte. Ouais pareil, j’aime pas du tout. Moi, j’ai même pas essayé.
J’ai mis ça… Ok, je me sens moins seule. Ah oui non non, je déteste ça. Alors euh, est-ce qu’il existe des différences entre les petits marchés des villages et les plus grands marchés plus touristiques ? Donc est-ce que tu peux nous dire quels sont les marchés qui sont plus petits autour de chez toi et ceux qui sont plus grands, plus touristiques
Bah la vérité, c’est que donc les grands marchés… Alors les petits marchés, ça va être le marché de Rousset. Si tu veux, tu vas avoir huit, neuf stands. D’accord. Ah ouais, c’est petit. C’est vraiment petit, tu vois. Tu vas dans le village juste à côté de Trets, il va y avoir le triple déjà. Mais ça reste un petit marché.
Tu peux nous dire— tu peux répéter le, le nom s’il te plaît ? Ouais, Trets, ça s’écrit T-R-E-T-S. Trets. C’est vraiment un village qui est jusqu’à– c’est très joli, franchement. Et tu as, je pense, le triple, le quadruple. Tu vois, de— tu as deux poissonniers. Enfin voilà, c’est beaucoup plus grand. Euh, et après tu as Aix-en-Provence.
À Trets. À Trets. Ouais, à Trets. Rousset, c’est vraiment petit, tu vois. Trets, c’est beaucoup plus grand, mais ça prend toute la rue principale. D’accord. Tu vois, c’est vraiment tout– le village est bloqué pendant une matinée. Ok. Euh, après, tu as Aix-en-Provence. Excuse-moi, pardon, les marchés en général à Trets ou à Rousset, c’est de quelle heure à quelle heure
Alors généralement, ils s’installent à six heures du matin. Oui. Entre six et sept heures et ils finissent à treize heures. D’accord. Mais les, les, les, les, les gens viennent à partir de quelle heure ? Huit heures ou même dès sept heures ? Ouais, je pense que ça dépend. Ouais, je pense que les personnes âgées– alors moi, j’y suis pas à sept heures, mais j’imagine qu’il y a des gens qui passent, qui sont des habitués, tu vois.
Je n’y suis pas, moi, à sept heures. Ouais, sept heures, ça pique. Sept heures, c’est tôt. C’est trop tôt pour moi, c’est pas possible. Euh, tu as, euh, tu as donc Aix-en-Provence, le mardi, le jeudi et donc le samedi matin. Là, c’est beaucoup plus grand. Je sais pas si tu connais Aix-en-Provence, mais tu vas avoir le cours Mirabeau.
Le cours Mirabeau, c’est la rue principale. Tu vas avoir des, euh, des stands, des étals partout. Tu vas remonter vers le palais de justice. Sur la place du Palais de Justice, tu vas avoir des étals partout. Tu remontes vers la place qu’on appelle la place Richelme. On va avoir des étals partout. Et après, tu vas aller devant la place de la mairie et tu vas avoir le marché aux fleurs.
D’accord. Le marché d’Aix-en-Provence, on est sur un truc vraiment, euh, voilà, plus massif, si on veut dire. Et tu as un autre marché, par exemple, c’est celui qui me vient en tête, c’est Saint-Rémy-de-Provence, c’est tous les mercredis matins. C’est aussi grand qu’Aix-en-Provence. Ça prend presque des, des grandes rues, en fait, des grandes artères de, de Saint-Rémy.
Et il y a une énorme place, en fait. D’accord. Ils vendent de tout hein : de la nourriture, des couteaux, des vêtements, euh… Et il y a un marché que tu préfères ou que tu– et que tu aimes moins ? Attends, je réfléchis. Euh, alors en fait, c’est pas une question forcément, c’est pour des questions pratiques. J’adore le marché de Trappes, mais je déteste y aller parce que je dois me garer Ouais.
Et ça me prend la tête. Je déteste me garer. Me stationner, ça me, ça me stresse. En plus, moi, je suis nulle pour faire les créneaux. Pour expliquer rapidement les créneaux, c’est quand on doit se ga-, se, se garer, donc se stationner entre deux voitures. Exactement. Je sais le faire, mais ça me stresse de le faire.
J’ai toujours peur. Moi, j’adore. J’adore ça. Je déteste. Moi, je sais faire ça sans problème. Je suis vraiment une experte. Mais t’as les caméras ? T’as les caméras dans ta voiture ? Oui, bien sûr. Ah moi, j’ai pas. Moi, j’ai pas. Ma voiture est vieille. Ah oui, non. Pas de caméra. Ah ouais, mais tu triches. Je fais pas ça.
Ah ben bien sûr, je triche. Non, non, mais là, tu vois, ça fait bip, bip, bip, poupoupou. Donc là, je rentre dans un, dans un mouchoir de poche. Comme ça. Tu peux expliquer ce que c’est dans un mouchoir de poche ? C’est une expression… Ben, c’est un, un mouchoir de poche, c’est une expression pour dire que tu arrives à rentrer quelque chose de très grand ou plus ou moins grand dans un tout petit espace.
Oui. Voilà. Donc ça, c’est ce que j’arrive à faire. Donc tu–, quand tu es en voiture, tu as souvent des toutes petites places parce que les rues en Provence, elles sont très étroites. En France, en général, les rues– enfin moi, si je compare avec les rues aux États-Unis ou au Mexique, au Mexique, t’as beaucoup de place.
T’as beaucoup de place. Mais c’est– alors en général, mais c’est vrai qu’en Provence, j’ai l’impression que c’est encore plus étroit. Peut-être que c’est très– C’est pour ça que j’ai une Twingo, d’ailleurs. Ah ouais, mais c’est peut-être une petite voiture, oui. Ah ben oui, j’ai une Twingo. Parce que le fait, j’ai pas envie d’avoir un accident, tu vois.
Donc je vais, donc je, hop. Mais par contre, c’est pas le problème de se garer. Le problème, c’est de trouver une place. Oui, d’accord. Non, moi, ça me stresse beaucoup, ça. Moi, ça me tente, tu vois. Tu tournes là, comme ça, c’est- Ça me stresse ça aussi. Ouais, c’est– je trouve ça très désagréable. Euh, Aix, c’est chouette.
Euh, c’est chouette. Euh, je dirais que- C’est difficile de se ga-, de se garer aussi à Aix quand tu vas sur- Euh, non, pas trop parce qu’en fait, c’est– tu, t’as des parkings souterrains. D’accord. C’est pas le cas dans les villages, tu vois. OK. Tu peux trouver de la place, sauf, tu vois, je parle dans les vacances, si t’arrives à onze heures, ‘fin tu viens, tu viens un peu plus tôt, quoi.
Oui. Tu vois, c’est pas– euh, donc non, Aix, ça va. Je dirais qu’en fait, je trouve ça euh– tu vois, tu me demandais si euh– j’aime bien le marché aux fleurs parce que je trouve que c’est très différent. C’est un des seuls marchés où je vois des fleurs. Je trouve ça très chouette, tu vois. D’accord. Et Saint-Rémy, c’est parce que j’aime bien la ville.
J’adore la ville, en fait. Je la trouve magnifique. Ouais, j’ai entendu, c’était très joli. Van Gogh. Oui. Oui, oui, oui. C’est vraiment très chouette. D’accord. Quels sont les mots ou expressions qu’on entend souvent sur les marchés en Provence et que les apprenants ont des difficultés à comprendre ? Que t’as des choses en tête.
Ça, ça sera tout. Ah ça sera tout, oui. C’est la phrase euh- Ça sera tout. Comment tu peux l’expliquer ? Ça sera tout, c’est : est-ce que vous voulez autre chose ? Vous voulez autre chose. Mais ça, on peut l’entendre aussi dans les boulangeries aussi. Oui, oui, tout à fait. Tu vois. Mais généralement, quand tu rencontres un commerçant et qu’il parle très vite, c’est voilà.
Et euh, il va dire : ça sera tout ? Ah ouais. Donc pour les personnes qui nous écoutent ou qui, qui, qui vont voir la vidéo, ça, c’est une expression très importante à comprendre. Ça sera tout. Oui. Au futur. Ça veut dire est-ce que– ouais. Est-ce que vous avez besoin d’autre chose ? En fait, c’est vraiment ça la question.
Après, il y a la question aussi vous voulez un sachet ? Oui, un sachet. Parce que les gens vont parler très vite. Ouais, c’est un sachet. Vous voulez un sachet ? Vous voulez un sachet, donc vous voulez une, un sac. Un sac. Un sac en plastique en fait. Il y a ça. Et après, c’est les termes même du, du, du, ce que vous voulez goûter l’ail confit.
Tu sais, si tu connais pas, si tu connais pas l’ail confit, même si tu as un très bon français, ça te bloque en fait, parce que tu peux même être français et être surpris. Comment on dit ça confit en anglais ? Bon bah, j’ai regardé sur Internet et ils disent confit garlic. Tu vois. Bah écoute, c’est peut-être ça la meilleure.
Ouais, peut-être que c’est ça la meilleure, la meilleure traduction. Ouais. Et, et goûter aussi. Peut-être qu’ils ne comprennent pas goûter. Ouais, c’est to taste. Ouais, probablement. Ouais, c’est ça exactement. Et tu as aussi « vous en voulez combien ? ». Vous en voulez combien ? Avec le en, le pronom en. Exactement. Ça veut dire quelle quantité de tapenade vous voulez.
Est-ce que vous voulez une louche La louche, c’est la grande cuillère. Ouais, la cuillère pour la soupe. Exactement. Ah, ils prennent ça avec la louche ? Ils se servent avec une louche ? Ouais, en général, ils se servent avec une louche, mais qui a des trous. Tu sais, pour faire passer le jus. Le jus, OK. C’est une louche écumoire, en fait.
D’accord, ouais. Écumoire, c’est pour- C’est comme un, un– C’est comme une spatule, mais avec des trous pour faire laisser passer le jus. Tu vois, quand tu sers la ratatouille, par exemple. Ouais, je vois. D’accord. Sinon, t’as beaucoup de jus dans l’assiette. Mais euh, voilà, donc vous en— ouais. Donc ça, c’est : je vous en mets combien
Ah, je vous en mets combien ? Ça aussi, c’est des questions- Je vous en mets combien ? Tu vois, ça, c’est vraiment, c’est, c’est, ça peut être compliqué quoi. Ouais, je vous en mets combien ? Ouais. Donc ça, c’est, c’est des, c’est des termes, des questions intéressantes ouais, pour euh. Oui ben oui, parce qu’en fait, c’est, c’est la, c’est vraiment des questions de base en fait.
De base. C’est des questions basiques, ben oui, qu’on va te poser au marché. Et est-ce que les vendeurs parlent un petit peu anglais ou pas du tout ? Vu que vous êtes quand même dans le sud, c’est très touristique. Alors, grand marché, oui. Grand marché, oui. Petit marché, non. Ah moi, je pensais- Ben oui. Le sud est quand même très touristique.
Enfin, je pensais vraiment qu’il y avait plus de– les, les, les gens parlaient plus anglais. Mais alors oui, bien sûr, dans les villes comme Aix-en-Provence, mais dans les petits villages. Ben non. OK. Ah ben, je suis surprise. Ouais. Ah, juste par rapport à l’accent, est-ce que les maraîchers ont un accent fort
Alors oui, certains. Certains, certains. Ça, c’est assez, c’est assez euh– oui, en fait, on va— c’est ce que j’explique souvent, c’est-à-dire que les accents sont très différents entre l’accent de Paris et l’accent de, de Marseille. Et donc on va pas du tout prononcer les euh, les mots de la même manière. Une profiterole pour nous, enfin pour les gens qui sont nés à Paris comme moi, ça va être une profiterole pour les gens qui habitent à Marseille en fait.
Donc ce qui fait que tu vas te retrouver avec une phrase qui en fait, c’est parce que tu n’es pas habitué, parce que tu connais les mots, mais tu vas pas être habitué à entendre cette prononciation. Donc ça peut créer effectivement un, certains bugs. Qu’est-ce qu’il a dit quoi ? Qu’est-ce qu’elle a dit
Mais à Aix, ils ont un accent moins fort qu’à Marseille ou c’est similaire ? Non, je pense que ça dépend des gens. Je pense qu’il y a– après, ce qui va être vraiment, c’est vraiment dans les campagnes marseillaises. Là, tu sais, euh, voilà, tu vas, tu vas vraiment entendre le- Parce que moi, je pensais vraiment Marseille, c’est l’accent marseillais bien sûr, mais Aix, je pensais qu’il y avait pas du tout.
C’était un accent différent, moins fort. Ah ça va, ça va être plus doux peut-être. Plus doux. Mais il y a quand même cet accent. Mais il y a un accent, ouais. Ok. Et toi, t’as pas du tout, du tout. Parce que je t’entends pas. T’as pas du tout pris l’accent. Je peux le prendre si je veux. Tu peux le prendre si tu veux.
Oui, je peux le prendre. Mais comme je peux prendre l’accent du nord parce que j’ai ma famille qui habitait dans le nord, donc je peux prendre les accents, mais je le parle– je parle généralement comme une personne qui n’a pas d’accent, enfin qui a un accent- Est-ce que tu pourrais prononcer par exemple tapenade, olives pour que les, les, les, les auditeurs ou les personnes qui voient la vidéo puissent…
Est-ce que tu pourrais dire avec l’accent de… Du sud ? Ouais, du sud. Euh. Est-ce que vous voulez de la tapenade ? Est-ce que vous voulez de la tapenade ? Est-ce que vous voulez de la tapenade, ma petite dame ? Tu vois ? Ils disent ça, ma petite dame ? Bah ça peut, ça peut, ça peut arriver ouais. Ça peut, ça peut, ouais.
Là, tu parles– ça peut arriver, ouais. Parce qu’en Bretagne, en Bretagne, on est quand même plus froid. C’est pas, c’est pas le sud, c’est le nord. Pour– je sais pas. Bon après, peut-être, peut-être que les maraîchers, c’est vrai que c’est, c’est une ambiance différente au marché. Ouais. Oui, oui, ben c’est vraiment– et puis plus tu connais les gens, plus c’est facile en fait.
Oui. J’a-j’adore l’accent, j’adore l’accent du sud. J’aime bien aussi. Est-ce que les marchés ont changé ces dernières années, euh, aussi avec les réseaux sociaux, le tourisme qui s’est aussi beaucoup développé ? Est-ce que déjà, tu vois qu’il y a plus de tourisme ces dernières années ? Écoute, je– très honnêtement, j’ai pas l’impression.
C’est-à-dire que là, Aix a toujours été une ville touristique. Il y a toujours eu beaucoup de gens à Aix-en-Provence, beaucoup de touristes. Donc j’ai pas, euh, vu une énorme différence. Et dans les villages, c’est, c’est principalement des locaux. Donc ça change– il y a pas tellement de touristes dans les villages en fait.
D’accord. Il y a pas de touristes dans les petits villages. Tu vois, nous, on est cinq mille habitants, il y a pas de touristes. Je veux dire, à part les étudiants qui viennent en immersion chez moi. Euh, donc ce qui fait que je– non, je vois pas tellement la différence. D’accord. Pour être honnête. Moi, je pensais vraiment, vu que je ne suis pas du sud de la région enfin où t’habites, je pensais vraiment que même les villages en été, etc.,
c’était bourré de touristes, même les petits villages. Ah bah oui, oui, tu vas– oui. Non. Non, d’accord. OK, c’est intéressant. Donc c’est facile si, si je veux louer. Bon après, bien sûr, plusieurs mois à l’avance, mais si je veux louer, moi, pour une semaine dans un petit village, c’est relativement facile de trouver.
Après, c’est de petits villages non touristiques. Non touristiques. C’est pas clair. Et oui, c’est-à-dire, Roussas, c’est pas touristique quoi, tu vois. C’est pas, euh, c’est pas Lourmarin quoi. Mais t’as combien de temps de, d’Aix ou des villes touristiques ? Vingt minutes. Ah vingt minutes. Donc c’est super facile.
Tu loues une voiture et c’est bon quoi. Oui, c’est accès. D’accord. Ok. Oui, c’est intéressant. Pour quelqu’un qui visite la Provence pour la première fois, quel marché est-ce que tu recommanderais ? Bah honnêtement, euh, pour commencer, je commencerais par Aix-en-Provence. D’accord. C’est-à-dire c’est quand même pour moi une des plus belles villes de France, vraiment.
Voilà, c’est sympa. Pour commencer, ça te donne vraiment une idée de, de à quoi ressemble une belle ville provençale. Ouais. Tu vois. OK. Et un autre, un autre marché ? Euh, bah Saint-Rémy. Saint-Rémy, c’est très chouette. Ouais, c’est vraiment très chouette. Donc Aix-en-Provence et Saint-Rémy. Ok. Oui, oui. Et en plus, et en plus, t’as deux peintres à découvrir en même temps.
C’est-à-dire que tu peux faire marché et découverte de la vie de Cézanne. Donc en ce moment, c’est fermé, l’atelier, euh, Cézanne et la Bastide familiale. Pourquoi c’est fermé ? Euh, alors en fait, ils ont fait des, euh, des rénovations. Oui. Et, euh, ils ont– je pense qu’ils avaient anticipé– enfin, ils avaient donné une date de réouverture, euh, l’année dernière.
Et donc ils ont vendu beaucoup de billets. Sauf qu’en fait, c’était pas prêt. Mais ils ont pas eu le choix que de rouvrir. Donc, ils ont rouvert en disant : on va devoir refermer. D’accord. Donc je sais pas quand est-ce que ça va rouvrir réellement. Et à, et à Saint-Rémy, t’as Van Gogh. Y a, y a, y a Van Gogh.
D’accord. Donc profiter, voilà, de, de, de visiter les musées et faire les marchés en même temps. Exactement. Belle journée en perspective. Si un apprenant de français veut vraiment vivre une expérience authentique sur un marché en Provence, qu’est-ce qu’il devrait faire et surtout, qu’est-ce qu’il devrait éviter
Si une personne veut faire vivre une expérience authentique Ouais. Qu’est-ce qu’il devrait faire et ne pas faire Bah, ce qu’il doit faire, c’est vraiment, euh, je pense se dire : Qu’est-ce que j’ai envie de manger aujourd’hui ou ce soir ? Et préparer une liste de courses et faire comme si, euh, voilà, il habitait vraiment en France.
Oui. Parce que c’est ça que beaucoup d’apprenants, même mes, mes élèves, quand ils vont en vacances en France, c’est ça qu’ils recherchent. Et moi, je les invite à faire ça, chercher ces, ces moments d’authenticité, euh, de vivre, ‘fin, de, d’essayer de faire des expériences comme un Français qui, qui habitait en, en France quoi.
Oui, c’est ça. Mais c’est se dire voilà, de quoi, qu’est-ce que j’ai envie de– j’ai envie de faire une ratatouille. Bon bah aujourd’hui, je vais au marché, je vais acheter ce qu’il faut. Donc des tomates, etc. C’est vraiment ça. Donc tu as envie de faire une ratatouille, tu achè-tu achètes des tomates, tu achètes des courgettes, tu achètes des poivrons pour ceux qui veulent des poivrons et, euh, et une aubergine, tu vois, en général.
Moi, il se trouve que j’ai des herbes de, de Provence dans mon jardin, mais tu peux en trouver au marché aussi quoi. Et Virginie, tu serais intéressée pour qu’on fasse une vidéo la prochaine fois où tu pourrais nous préparer une ratatouille ? Oui, avec plaisir. Ah, ce serait, ce serait trop bien. Ouais, comme ça, moi aussi, je pourrais réviser, réviser les bases de la bonne ratatouille de Provence.
Super. Ça marche. Euh, et enfin, dernière question, toi qui accompagnes des, des apprenants, des voyageurs en Provence, qu’est-ce que les gens ressentent généralement après leur première vraie expérience au marché ? Qu’est-ce qui… bah, de la– beaucoup de joie. Beaucoup de joie. C’est vraiment ça qu’ils reçoivent.
Ouais, beaucoup de joie et beaucoup de plaisir. Voilà, c’est cette sensation de, d’avoir fait quelque chose de très chouette. Tu vois, qui demande, qui demande rien en fait. Qui demande ou presque rien, mais qui est, qui est agréable. Oui, des moments simples. Exactement. Exactement. Prendre un café après sur la place du marché.
Tu vois, je te disais, il y avait une personne, voilà, qui s’est assise, qui avait pris un café, qui dessinait. Tu vois, c’est des moments simples, mais c’est, voilà, c’est apaisant, en fait. Tu vois. J’ai, j’ai une élève, je pense, je sais pas si je t’en avais parlé. On avait déjà parlé dans un épisode. Euh, j’ai une élève qui aime beaucoup le, son ma-, son, son parc préféré, c’est à Paris, c’est le, le Luxembourg, le jardin du Luxembourg.
Et elle, ce qu’elle aime, c’est juste se poser, prendre un livre, lire ou/et observer. Écouter un peu les petites conversations, voilà, ou euh- Voilà. C’est des moments simples. Oui, c’est ça. Tu es vraiment dans le moment présent en fait. Tu te demandes pas ce que tu vas faire dans une heure, tu te demandes pas…
Voilà, juste, tu vis le moment. Oui. Et c’est ça qui me manque beaucoup en France, d’aller dans un parc ou même boire un café, boire un café en terrasse. Bon, boire un café, boire un thé pour moi, boire quelque chose, un petit Perrier, un Perrier citron en terrasse, ça me manque. Même si je le faisais pas forcément beaucoup.
Parce qu’en plus, je suis en Bretagne. Donc en Bretagne, c’est vrai que le soleil, c’est un petit peu parfois un peu compliqué. Mais quand je reviens en France, je reviens en touriste et c’est des moments que j’apprécie beaucoup. Super. Écoute, reviens. Mais de toute façon, l’année prochaine, je pense qu’avec mon mari et mon fils, on viendra vous faire un petit coucou.
Ça, c’est sûr. Avec plaisir. Merci Virginie pour ce super moment. Merci à toi. Et la prochaine fois, on se voit pour la ratatouille. Ça marche. Merci, ciao. À bientôt. Ciao

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