Vous avez déjà un bon niveau de français, mais vous avez parfois l’impression que votre français reste trop scolaire ou académique ?

Dans cet épisode, je vous explique pourquoi progresser après le niveau B2 peut devenir particulièrement difficile et ce qui permet, selon moi, de franchir ce nouveau cap : les nuances, les tournures naturelles et notamment les expressions idiomatiques.

Je vous présente aussi Expressions idiomatiques en contexte, mon tout premier livre : un cahier d’exercices conçu pour aider les apprenants avancés à mieux comprendre les expressions utilisées par les francophones et surtout à apprendre à les réutiliser naturellement.

✨ Mon livre Expressions idiomatiques en contexte est maintenant disponible sur Amazon.

en version brochée et Kindle, avec un prix spécial de lancement du 8 au 12 septembre.

Vous pouvez le retrouver sur le site Amazon de votre pays.

Cet épisode est disponible en vidéo sur YouTube avec les sous-titres.

Bonne lecture,

Virginie d’ehoui!


TRANSCRIPTION

Vous avez déjà un bon niveau en français. Vous connaissez déjà bien vos conjugaisons, vous avez de bonnes bases de grammaire, vous vous exprimez assez naturellement, vous comprenez Relativement bien, voire très bien les conversations en français. Par contre, quand vous parlez, vous sentez encore que votre français reste trop scolaire, académique et pas assez naturel.

Vous vous dites : j’ai très bien compris ce qu’a dit ce natif, mais moi, je l’aurais pas dit de manière aussi naturelle. Pourquoi ce décalage existe encore à un niveau avancé ? Je vais aller contre une idée reçue que j’entends très souvent dans l’apprentissage du français. On parle très souvent du plateau de niveau B1.

Moi, je suis pas forcément d’accord. Je trouve que le plateau ne se trouve pas à ce niveau-là, mais plutôt le plateau se trouve au niveau B deux. J’accompagne en général, j’ai des élèves de niveau intermédiaire avancé, même si j’aime tous les niveaux. Je peux accompagner des élèves de niveau A1 à un niveau C2, mais je vois quand même qu’il y a plutôt un plateau quand on arrive déjà à un bon niveau B2, à un niveau avancé.

Pourquoi ? Parce qu’à partir du niveau B deux, les difficultés ne sont plus les mêmes bien sûr qu’à un niveau B1. À un niveau B1, il y a encore beaucoup de choses à faire au niveau de la conjugaison, au niveau de la grammaire. Et c’est vrai qu’on peut voir, quand on parle de ces points-là, on peut, je trouve personnellement, euh, voir plus rapidement la progression d’un niveau B1 à un niveau B2.

Par contre, passer le niveau B deux, passer à un niveau avancé, c’est quand même beaucoup beaucoup plus difficile de voir des progrès. Et d’ailleurs, il y a beaucoup d’élèves qui commencent un petit peu à, euh, à douter et à, à, à perdre la motivation à ce niveau-là. Ce qui va vraiment faire la différence, c’est trouver ces mots plus rapidement, trouver aussi des tournures beaucoup plus naturelles, comprendre des sous-entendus.

Ça, c’est plutôt difficile par rapport à l’humour, par rapport à l’ironie. Et aussi avoir des expressions qui viennent de manière spontanée. Les comprendre, bien sûr, et les réutiliser dans son discours. Et moi, je suis une éternelle apprenante parce que j’habite au Mexique. J’ai, euh, le, l’espagnol est ma deuxième langue et [00:02:00] à un niveau avancé comme le mien, ce qui ne fait plus la diff– ce qui fait la différence, ce n’est plus la grammaire, ce n’est plus la conjugaison, parce que ça fait quand même depuis un certain temps que je les maîtrise.

Ce qui fait énormément la différence et ce qui surprend quand je parle espagnol mexicain, c’est toutes ces expressions idiomatiques que j’utilise dans mon langage au quotidien. Donc ici, ce qui est très important, c’est bien sûr de comprendre ces expressions, mais le plus important, c’est de pouvoir les incorporer, de pouvoir les réutiliser dans le bon contexte.

Et aujourd’hui est un jour particulier parce que je suis très fière de vous annoncer la sortie de mon nouveau livre, mon premier livre qui est un cahier d’exercices qui s’appelle Expressions idiomatiques en contexte. Euh, cette réflexion a commencé il y a deux ans. C’est ce que je vois au, euh, dans, au quotidien dans mes cours, ce plateau que peuvent rencontrer les élèves de niveau avancé.

Et je me disais : Qu’est-ce qui fait la différence ? Comme je disais, ce n’est pas la grammaire, ce n’est pas la conjugaison. Franchement, ça ne m’intéressait pas de faire ce type de manuel. Parce qu’il en existe déjà beaucoup. Ce manuel aussi est, est né de mon expérience d’apprenante. J’ai commencé– en France, on commence à apprendre l’anglais en, au collège, euh, en première année de collège.

Et je me rappelle très bien de cette professeure d’anglais au lycée qui s’appelait madame Marteil. C’est, c’est bizarre comment on peut– la manière dont on se rappelle, dont on, dont on se, dont on se souvient des, des, des noms de, de certains professeurs. Et elle me faisait très peur, cette prof, parce qu’elle était très sévère.

Et, euh, elle nous faisait apprendre bêtement, bêtement, ça signifie de manière stupide, des listes de vocabulaire. Le vocabulaire ne sert absolument à rien sans contexte. Vraiment, euh, en tant qu’apprenante, je, je le sais parce que j’apprends de l’espagnol et de l’anglais. J’ai vra– me–, la, la différence a été énorme dans l’apprentissage quand j’ai commencé à vivre dans le pays.

Bien sûr que ce n’est pas la– c’est l’idéal, mais c’est pas forcément possible quand on apprend une langue. Donc c’est pour ça que je me disais : les  expressions idiomatiques à un niveau avancé, c’est vraiment ça qui peut faire une énorme différence pour avoir un français plus naturel. Mais je voulais pas non plus faire un dictionnaire comme il y en a beaucoup sur le marché, avec des listes et des listes et des listes de, d’expressions idiomatiques.

J’ai une élève qui m’a dit : Virginie, j’ai un dictionnaire d’expressions idiomatiques dans ma bibliothèque de français, mais je l’utilise pas. Pourquoi ? Parce que je l’ouvre. Et comment est-ce que je peux appliquer, comment est-ce que je peux incorporer ces expressions idiomatiques dans mon français au quotidien ou dans mon français avec toi pendant le cours

Alors, je vais vous donner trois exemples, trois expressions idiomatiques que j’utilise, euh, dans, dans le manuel sans contexte. Alors, la première : avoir le cafard, avoir un cœur d’artichaut ou rire jaune. Alors, avoir le cafard, c’est une expression idiomatique pour dire être triste. Euh, mes parents, euh, sont partis hier soir.

Euh, ils sont rentrés, ils sont rentrés chez eux en France. J’ai le cafard. Ça signifie que je me sens triste. Avoir un cœur d’artichaut. Alors [00:05:00] Pour les personnes qui sont sur YouTube. Ici, j’ai choisi sur, euh, la couverture un cœur d’artichaut. Je voulais quelque chose d’un peu plus fun, un peu plus– quelque chose qui, qui attire l’œil, quelque chose de graphiquement agréable à regarder.

Et j’ai dit au, au, au designer graphique : euh, je voudrais vraiment un artichaut avec un cœur à l’intérieur. Pourquoi ? Parce que ça correspond à l’expression idiomatique française avoir un cœur d’artichaut. Qu’est-ce que ça signifie ? Quand on dit qu’une personne a un cœur d’artichaut, ça veut dire que la personne tombe facilement amoureuse.

C’est négatif parce que la personne va tomber facilement amoureuse. Et donc je parle dans, dans, dans le livre, dans le, dans le cahier d’exercices, je vais, je vais, je vais en parler plus tard dans, dans l’épisode, mais je parle aussi de l’origine de, des expressions quand c’est possible et quand il y a une explication.

Parce qu’il y a des expressions idiomatiques qui n’ont pas besoin de, de l’explication de l’origine parce que c’est une évidence. Et l’expression viendrait de l’expression provinciale du dix-neuvième siècle qui disait :] “Cœur d’artichaut, une feuille pour tout le monde.” On sait que ce qui est délicieux, ce qu’on mange dans de, pour a– pour, avant de pouvoir atteindre le cœur de l’artichaut, on enlève les feuilles.

Donc une feuille pour tout le monde, ça signifiait que la personne tombait amoureuse très facilement avec plusieurs personnes peut-être, même plusieurs amoureux ou amoureuses dans sa vie. Donc avoir un cœur d’artichaut aujourd’hui, ça signifie tomber amoureux facilement. Et rire jaune, c’est quand on se force à rire.

On n’a pas envie de rire et on rit jaune. Par exemple, euh, mon patron a fait une blague qui n’était vraiment pas drôle et pour ne pas le vexer, j’ai ri jaune. Ça signifie que je me suis, je me suis forcée à rire. Pour que ce cahier d’exercices soit utile, ce que j’ai voulu faire, c’était d’incorporer ces expressions idiomatiques dans un contexte.

À travers ce cahier d’exercices, il y a dix chapitres et ces dix chapitres correspondent à une histoire. Le contexte, c’est, euh, l’histoire, euh, au quotidien [00:07:00] de deux collègues, Anne et Bérénice. Et il y aura une, une histoire, un fil rouge tout au long de ce dialogue. Donc ça, c’est le contexte. Ensuite, euh, à travers ce contexte, il y a des expressions idiomatiques qui correspondent aux émotions de chaque chapitre.

Chaque chapitre développe une émotion. À travers cette émotion, il y aura l’explication des expressions idiomatiques, leur origine quand c’est possible, parce que c’est souvent très intéressant de comprendre d’où ça vient, l’explication du vocabulaire et bien sûr, des exercices et les corrigés. Donc ici, comme vous voyez, il y a une grande différence entre une liste dans un dictionnaire d’expressions idiomatiques sans contexte Avec, euh, la– ces expressions idiomatiques en contexte dans un dialogue, comme dans un dialogue qu’on pourrait avoir, euh, que vous pourriez entendre au bureau ou que vous pourriez, vous, avoir avec, euh, une personne, euh, une personne, une, une Française ou un Français.

J’avais pas non plus envie de faire comme [00:08:00] beaucoup de manuels ou de dictionnaires font, c’est-à-dire classer les expressions idiomatiques selon les couleurs, les animaux, etc. Parce que pour moi, ça n’a pas de sens. On apprend beaucoup plus facilement à travers les émotions. C’est pour ça que j’ai voulu vraiment classer ces expressions idiomatiques selon les émotions.

Pour vraiment s’approprier une expression, qu’est-ce qu’il faut faire ? Déjà, entendre l’expression en contexte, comprendre ce qu’elle signifie vraiment. Comprendre ses nuances, la réviser, essayer de se l’approprier et ensuite l’utiliser de nouveau en contexte à l’oral. Ce cahier d’exercice, c’est le début.

C’est le début de votre français naturel. Ce cahier d’exercice est vraiment utile. Alors bien sûr que le premier pas, ce serait de le découvrir, de faire des exercices, mais ce qui va vraiment faire la différence, c’est essayer, vous, de vous approprier ces expressions idiomatiques à l’oral quand vous vous exprimez.

Donc concrètement, qu’est-ce que vous allez  trouver dans ce manuel ? Vous allez trouver dix chapitres classés par émotion avec Anne et Bérénice, qui sont les deux personnages de l’histoire. Vous allez avoir une centaine d’expressions idiomatiques qui sont expliquées avec souvent l’origine, euh, de ces expressions idiomatiques.

Il y aura aussi parfois, euh, donc, plus de vocabulaire par rapport— euh, qui, qui sont liés aux, aux, aux émotions du chapitre. Il y aura quelques petits points culturels ou de grammaire, mais très très peu parce que c’était pas du tout le but du, du manuel. Ensuite, bien sûr, cinq exercices pour chaque chapitre pour pouvoir, euh, vous entraîner et vous aider à vous approprier et à mieux comprendre ces expressions.

Bien sûr, les corrections à la fin de chaque chapitre. Pour moi, c’était aussi important, en tant qu— avec l’expérience que j’ai en tant qu’apprenante et de professeure. J’aime pas les corrections quand c’est à la fin, parce que je trouve pas ça forcément très pratique. Moi, j’ai vraiment voulu mettre les corrections à la fin de chaque chapitre parce que je trouve ça beaucoup plus pratique.

Et il y a un code QR à l’intérieur de ce manuel qui va vous permettre d’avoir accès aux audios. Moi et ma collègue Amélie, nous avons enregistré ces dialogues parce que c’est aussi très important, important de bien connaître, de bien entendre la prononciation naturelle. On va à un rythme assez rapide quand on lit, euh, les dialogues.

Pourquoi ? Parce que c’est le français avancé, c’est le français naturel. C’est pas un livre à mémoriser, c’est un cahier d’exercice, c’est un workbook à vraiment utiliser. L’idéal avec ce workbook, ce serait de passer par trois étapes. La première étape : j’entends l’expression et je la comprends. Deuxième étape : comprendre la nuance et savoir dans quel contexte l’utiliser.

Troisième étape, qui est la plus difficile, mais qui est vraiment la plus satisfaisante et c’est ce qui nous intéresse le plus, c’est que vous, vous puissiez l’utiliser de manière naturelle quand vous parlez en français. Au lieu de dire, par exemple : “Je suis triste parce que mes parents sont partis”,pouvoir dire naturellement : “J’ai le cafard, mes parents sont partis.”

Si vous vous reconnaissez dans ce que je vous dis, si vous avez déjà un bon niveau de français et que vous avez envie ou alors vous avez un niveau intermédiaire, mais que vous avez— vous, vous sentez prêt ou vous êtes curieux de, de découvrir ces expressions idiomatiques, le livre est disponible à la vente dès aujourd’hui sur Amazon.

Vous pouvez l’acheter donc dans n’importe quel pays où euh, où Amazon est, est disponible. Il est disponible en format, euh, en format broché, c’est-à-dire format souple papier et en format Kindle. C’est vrai que pour un cahier d’exercices, c’est quand même beaucoup plus pratique et beaucoup mieux le format broché.

Voilà, pour pouvoir vous entraîner plus facilement, j’ai travaillé avec des professionnels de l’édition et j’ai vraiment insisté pour qu’il y ait beaucoup d’espace, que ce soit très aéré. Je trouve aussi qu’en tant que prof, il y a beaucoup de cahiers d’exercices où tout est serré, il n’y a pas assez de place et je trouve ça– et je voulais que ce soit aussi aéré pour que ce soit plus lisible, plus facile, plus agréable à lire.

Il y a un prix de lancement du 8 septembre au 12 septembre, que ce soit dans la version Kindle ou la version imprimée. Merci à tous pour votre fidélité. Ça fait depuis quasiment sept ans que j’ai lancé Eh oui, je suis professeure de français langue étrangère depuis 2009.

Les enregistrements de podcasts aussi, tout ça m’a aidée vers le cheminement, euh, de, de l’écriture de ce, de ce cahier d’exercices. J’espère vraiment qu’il vous plaira et qu’il vous aidera dans votre apprentissage du français. Je vous dis à très bientôt pour un nouvel épisode.

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