Apprendre le français en trois mois, devenir bilingue grâce à Netflix, ne jamais étudier la grammaire… Et si on arrêtait de croire aux recettes miracles ?
Dans cet épisode un peu différent, je retrouve Amélie, professeure de français dans mon équipe, pour une conversation spontanée et sans filtre !
Chacune a préparé quelques questions surprises pour l’autre.
L’objectif ? Réagir à chaud aux clichés, aux idées reçues et aux promesses qui entourent l’apprentissage du français.
On partage nos expériences, nos opinions et notre vision du métier de professeur, avec franchise et humour.
Un épisode authentique, enregistré à un rythme naturel, pour les apprenants de niveau intermédiaire et avancé.
Cet épisode est disponible en format vidéo avec les sous-titres sur YouTube.
Bonne écoute !
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Transcription de l’épisode
Et je pense que, évidemment, c’est très bien d’utiliser des podcasts et des vidéos, des séries et tout ça, mais il faut rendre, cette écoute active. Et pour ça, il y a que des exercices, des questions au sujet de l’audio qu’on vient d’écouter. Tout à fait Et qu’est-ce que tu recommandes alors?
Où est-ce qu’on peut trouver ce type d’exercice pour vraiment travailler la compréhension, la compréhension orale? C’est dans les livres Dans les livres de compréhension orale. Il il y a des manuels, vraiment. Puis c’est bien parce qu’il y a des manuels. Il y en a plein. Et par niveau. Par niveau, tu as du B1, du A2, du C1.
Du C1, il y a du C1?
Oui, il y a de tous les niveaux, sincèrement. Et puis, tu as toutes les plateformes aussi qui sont à disposition. Maintenant, il y en a de plus en plus. Sincèrement, moi, je TV5. Moi, je suis restée à TV5MONDE. Mais il y en a plein d’autres. Il y en a énormément maintenant. C’est vraiment quelque chose qui s’est vraiment développé.
Donc oui, rendre active son écoute,. Peut-être que même parfois, je ne sais pas, peut-être que maintenant avec l’IA, en mettant le lien de la vidéo qui nous intéresse ou du podcast qui nous intéresse, elle peut générer des questions et on peut y répondre et les réponses sont automatiques aussi.
Ça doit certainement pouvoir être possible. Et avec l’IA, on peut avoir la transcription aussi? Aussi, oui. S’il y a par exemple une vidéo, vous voulez absolument comprendre à un moment donné: « Je n’ai pas compris ce qu’il a dit ». Vous pouvez télécharger la vidéo.
Après, je ne sais pas si c’est vraiment légal de télécharger des vidéos sur YouTube. Moi, je l’ai déjà fait pour les devoirs, pour les exercices. Et vous pouvez demander à générer les sous-titres et la bonne transcription pour travailler ça. Avec l’IA, on peut vraiment travailler en autonomie. Sauf la production orale.
Et ça, je ne vais pas en démordre et ça m’est égal que l’IA te réponde et ça m’est égal qu’elle soit gentille avec toi. Justement, elle est trop gentille avec toi. Ou alors, tu peux payer pour avoir la version méchante de l’IA. J’ai vu ça aussi. Raconte, raconte. Ça, c’est trop drôle. Oui, c’est moi qui t’ai envoyé. C’est moi Mais oui.
Non, mais franchement. C’était une vidéo. C’est un mec sur TikTok, parce que TikTok, c’est vraiment… Moi, je n’aime pas TikTok. Et le mec, on le payait, je crois, en ligne. On lui donnait parce que sur TikTok, on peut payer quelqu’un pour faire des conneries, pour faire des stupidités.
Et il payait pour que le prof l’insulte, qu’il réponde méchamment. C’était ça, un truc comme ça? Dans mes souvenirs, ce n’était pas ça. C’était une application. Ce n’était pas une activité? Non, c’était une application. C’était une application où tu pouvais choisir le mode méchant.
En effet, quand tu prononçais quelque chose d’une mauvaise manière ou que ta réponse était incorrecte, il t’envoyait chier, mais gentiment. Oui, donc si tu es masochiste, tu peux faire ça. Voilà, après, il y a des gens qui aiment ça, c’est bien. Mais personnellement, ce n’est pas ma came. Non.
Ce n’est pas ma came, qu’est-ce que ça signifie?
Ce n’est pas mon truc, ce n’est pas quelque chose que je recherche qui me passionne. Ce n’est pas ma came. Oui. Après, non, moi, je pense que franchement, oui, pour la production Je suis d’accord avec toi. Il il faut une personne, peu importe. Je ne dis pas qu’il faut forcément un professeur, voilà.
Mais il faut quelqu’un de réel en chair et en os, même si c’est par écran interposé, mais un être humain. Pour avoir les bonnes corrections et puis des petites nuances aussi parce qu’il y a le ton, il y a le, on, on peut utiliser Le contexte. Le contexte, oui.
Il y a, il y a plein de choses comme ça qui font que, tout peut être interprété de manière différente. C’est-à-dire, c’est le grand problème de communication qu’on a même dans notre langue, c’est de, de, d’avoir des messages écrits parce qu’on n’a pas le ton, on n’a pas on ne sait pas si la personne, elle plaisante ou pas.
Ne jamais se disputer en couple par WhatsApp, parce que sinon… C’est la catastrophe. Si tu mets pas le bon émoticône, c’est fini. Allez, bim. Ah mince, je n’ai pas voulu mettre celui-là. Tant pis. Oupsi. Oups, j’ai mis le doigt d’honneur. Pardon. Oupsi. Pourquoi tu as éliminé? Non. Je me suis trompée. Bref. oui.
Peu importe. Mais oui, c’est ça. ensuite, qu’est-ce que tu penses de cette phrase, de ce qu’on peut voir beaucoup sur Internet: apprenez à parler français en seulement trois mois? Définis parler français. Définissez apprendre. oui, exact aussi. Oui.
Alors si c’est pour apprendre à dire bonjour, je m’appelle Maurice, j’ai quinze ans et j’habite à Paris. En effet, oui, en trois mois, c’est le minimum vital. Quand même, il faut pas déconner. par contre, si c’est pour parler à cette vitesse-là avec un, avec plein d’expressions de derrière les fagots, c’est même pas la peine.
Là, tu as parlé très très vite. Voilà. Ok. Trois mois, non. Non.
Toute une vie. Pour moi, c’est dur. je, je travaille à mon compte en ligne et la partie pour moi la plus difficile en tant que prof, parce que moi, j’ai, j’ai vraiment étudié pour être prof. J’ai pas étudié la communication, je n’ai pas étudié le marketing, j’ai étudié pour être professeure de français.
La partie marketing est vraiment la partie la plus difficile de mon métier. C’est vraiment pas donner des cours. Pour moi, c’est vraiment ce qui est le plus facile, le plus naturel. Et c’est très très dur. Très très dur quand on choisit l’éthique, parce que je me considère comme une prof vraiment éthique et honnête.
C’est très très dur de voir des, d’autres, d’autres plateformes, d’autres profs qui ne sont pas éthiques et qui font croire des monts et merveilles et qui ont sûrement des élèves hein, qui tombent dans le piège de: Ah, c’est bon, en trois mois, je vais être B1. Non. non.
À moins de travailler six heures par jour, tous les jours de la semaine. Là, oui, en effet. Et être très doué, parce que aussi, oui, avoir des facilités. Parce que vraiment, pour, pour comprendre les nuances, pour oui, pour comprendre les nuances, faut, il faut du temps. oui. C’est clair.
Mais— Et en plus, tu as— même, tu as des gens qui, qui, tu vois sur des vidéos qui vont te dire: Oui, regardez, moi, je parle tant de langues. Oui, mais ça reste quand même des cas à part. Je veux dire, nous, on parle déjà français, espagnol et pour ma part, un petit peu anglais. Toi, tu parles bien anglais. La même chose.
On en revient au même de: Je comprends, mais je ne parle pas. oui, c’est ça, oui. Bien parler, bien parler, qu’est-ce que c’est
Bien parler, non. ‘Fin, à mon, à mon critère personnel, non. D’accord. donc bref.
Sincèrement, demain, on me dit: Vas-y, apprends une autre langue, que ce soit de l’italien, de l’allemand, du coréen, peu importe. Je vais galérer parce que… Galérer, qu’est-ce que ça signifie? Avoir des difficultés. oui. oui. Parce que, parce que ça demande du temps, parce qu’il faut quand même mémoriser.
Et il y a pas— on n’a pas encore trouvé une meilleure Méthode que de, de répéter ou d’écrire selon nos facilités, des mots, des phrases, des, des sons et.
Et moi, je vais être honnête, à un moment donné, quand, quand j’ai commencé à être prof en ligne et que je regardais un petit peu ce qui se faisait, la concurrence, entre guillemets, je me dis entre guillemets parce qu’on est tous différents, il y a de la place pour tout le monde.
Et je me disais: Mais c’est moi qui suis stupide ou, ou j’ai vraiment pas trouvé ou je, je ne connais pas la recette miracle que beaucoup de profs inventent sur Internet. Et j’ai réalisé que c’est, c’est, c’est que du, du blabla marketing.
Et la seule manière d’apprendre une langue, un instrument de musique, un sport, une technique de l’art, c’est de pratiquer et ça prend du temps. Il il y a rien, il y a rien de magique. Moi, ça fait depuis des années que j’ai envie de commencer à apprendre une quatrième langue. Je ne le fais pas parce que je n’ai pas le temps. c’est ça.
Je suis maman, j’ai, j’ai mon, j’ai mon travail, j’ai je travaille à mon compte, je n’ai pas le temps. Et je sais qu’il faut du temps pour apprendre une langue. Et c’est du temps que je n’ai pas. Non, ça demande un investissement personnel. Un investissement personnel que je, que Très très grand.
Que je, que je n’ai pas. Et c’est pour ça, je suis j’admire beaucoup mes élèves qui sont avec moi en cours depuis des années parce qu’ils dédient du temps et de l’argent, parce que c’est, c’est, c’est aussi un coût.
C’est un coût, en particulier les cours les cours, les… oui, les cours particuliers sont quand même beaucoup plus chers qu’un, qu’un cours de groupe. Et moi, je, ils sont bien meilleurs élèves que moi, je le serais. Oui, ils sont beaucoup plus constants. Beaucoup plus, oui. Travailleurs aussi, sincèrement, oui.
Je pense que oui, si moi, aujourd’hui, je me mettais à apprendre une langue, ce serait beaucoup plus en dilettante qu’eux ne le font. Donc bravo pour vos félicitations. En dilettante, c’est quoi en dilettante? En dilettante, tranquillement, sans pression. Voilà. oui. oui. Donc oui, moi, je suis Félicitations à vous.
Parce que nous, on n’est pas très, on serait pas très bonnes élèves. Pas vraiment. On dit toujours, c’est les cordonniers les plus mal chaussés. oui. J’aime bien cette expression. Je dis: Mati, je le dis souvent à mes élèves. être Comment tu expliques ça, cette expression? Ce sont les cordonniers qui sont les plus mal chaussés.
C’est-à-dire que c’est quand on est dans le, dans le vif du sujet qu’on a le moins de, d’habileté peut-être ou de… C’est par rapport au métier, aux professions. oui, en général. oui, en général. Par exemple, je dis: Moi, j’ai, je suis prof de français et mon fils, sa, sa langue la sa troisième langue, c’est le français. oui.
Quand on me dit: Tu parles français à ton fils, c’est compliqué. Je dis: Oui, viens, va te coucher. Fais dodo, mange, dépêche-toi. Allez, on y va. Tu fais chier. T’es casse-couille. C’est ça. oui, mais c’est ça le risque, c’est que ça devienne pour lui la langue de, des reproches. Mais c’est vrai. Et…
Mais je l’ai lu, ça, oui. Mais c’est vrai. Prends ta douche, allez, dépêche-toi. C’est ce que je dis tout le temps. Mets tes chaussures, mets tes chaussettes, habille-toi. Mais c’Il comprend tout à fait parce que c’est des choses que je répète très naturellement.
Mais quand je veux avoir des discussions un peu plus complexes avec lui, je le perds complètement. oui. Mais on m’a dit, il m’a dit: Pourquoi tu ne parles pas toujours français à ton fils? Parce que pour moi, c’est très im-important de communiquer. J’ai besoin de savoir comment s’est passée sa journée, si tout va bien à l’école.
et si je le dis en si je le fais en français, je, je perds la communication avec lui. Et pour moi, c’est plus important de pouvoir communiquer avec lui au quotidien que qu’il apprenne le français. Pour moi, le français, ça vient après. une autre chose aussi.
J’ai besoin de, de, d’avoir un examen dans trois mois et je ne connais absolument rien de la langue. Comment vous pouvez me préparer à l’examen? Alors cette question, si je l’entends pas trois fois par jour, je l’entends pas une. Quand tu dis ça. Non, mais c’est…
Alors c’est vrai qu’Amélie, tu as plus de demandes d’élèves qui, qui viennent pour préparer des examens. Moi, beaucoup moins.
C’est— et d’ailleurs, c’est vrai que quand il y a des élèves qui veulent travailler avec nous, en général, quand il y a préparation de, de tests, d’examens, que ce soit DELF ou le, le TEF, TCF, voilà. Je dirige en général les élèves vers Amélie parce que toi, tu es plus experte que moi.
Et j’ai beaucoup aimé parce que ça aussi, c’est le grand dilemme quand il y a des élèves comme ça qui viennent et qui n’ont clairement pas le niveau pour préparer l’examen. C’est toi qui m’avais dit, j’avais jamais pensé à ça. Je le répète souvent aux élèves: Se préparer pour un examen n’a rien à voir avec apprendre une langue. non.
Rien à voir.
Il il faut être prêt au niveau linguistique, grammaire, conjugaison… Vocabulaire. Vocabulaire, tout. Ce que ça implique compréhension. Pour, pour prendre la décision de passer un test. Et le test, quand le prof— quand vous prenez des cours pour ça, c’est pour préparer à la méthode. Oui, voilà. Pas la langue. Exactement.
C’est deux choses complètement différentes. C’est exactement ça. C’est comme à l’école, on ne va pas te mettre l’examen… Du baccalauréat. au début de la seconde. C’est ça. Il il y a des choses à apprendre avant. Il il y a des compétences, des méthodologies à apprendre avant qui amènent simplement à l’examen.
C’est ce que je leur dis: L’examen, c’est la partie la plus facile dans un sens. Une fois que vous êtes bien habitué à votre exercice,… C’est ça.
Ça devient une routine de le faire, ça devient une routine, par exemple, de trouver une problématique, ça devient une routine de trouver un argument, ça devient une routine de faire une synthèse, ça devient une routine de poser une question. Je veux dire, voilà. Mais la langue, elle est déjà en tête. C’est ça.
C’est juste de voir comment l’utiliser dans cette circonstance-là. C’est ça. C’est comme un marathon. On ne va pas, on ne va pas préparer simplement le marathon comme ça.
Dans trois mois, j’ai un marathon, je n’ai jamais couru de ma vie. oui. non. Tu prends des risques. Tu prends le risque de te, de te casser quelque chose, de te blesser. Oui, puis d’avancer à rien, et d’être frustré. Et finalement, oui, ça ne sert à rien. C’est ça. Personnellement, oui, voilà, c’est toujours ce que je dis.
D’abord, on apprend la langue. C’est ça. Et une fois qu’on est arrivé au niveau que l’on veut certifier On fait des séances parce que préparer un examen, sincèrement, un mois et demi, deux mois d’exercices hebdomadaires, ça suffit, sincèrement. Moi, c’est ce qui s’est passé.
J’avais une élève iranienne qui habite à Montréal et quand elle s’est présentée, elle avait déjà un niveau C1. Un bon niveau C1 et elle a eu le TEF au niveau C1. Mais ce n’était pas difficile parce qu’elle avait déjà le niveau. On a travaillé la méthode et c’est tout ce qu’on a fait. Voilà, il n’il y a pas de secret.
On n’a pas travaillé la grammaire. Bien sûr, quelques… C’est clair, je l’ai corrigé sur certaines choses, mais les bases, elles étaient là. Les règles étaient acquises. oui.
Donc surtout, ne vous inscrivez pas à un examen de langue si, par exemple, je ne sais pas moi, le DELF B2, si vous avez un B1 en français, ça ne sert à rien. Comme tu dis, vous frustrez, vous allez vous énerver, vous allez aussi vous énerver contre votre prof. Alors que non, vous n’êtes pas prêts, tout simplement.
Et on ne peut pas aller plus vite que la musique. Exactement. Et puis aussi, je pense que ça vient aussi d’une grande méconnaissance du type d’examen. Ah oui, c’est vrai. Parce que beaucoup d’étudiants me disent: Bon, voilà, je dois passer cet examen, mais je ne sais pas du tout comment ça se passe.
Et peut-être qu’avec des examens qui existent dans leur pays, peut-être que ce sont des QCM ou généralement, on peut mémoriser certains types de réponses et c’est toujours la même chose et ça va forcément tomber. Le problème, c’est qu’en français, ce n’est pas du tout le cas. Les QCM, ce n’est pas notre truc, ce n’est pas dans la culture.
Comme on a des productions, on ne peut jamais. Il n’il y a pas de: Je vais mémoriser cinquante questions et qu’il y en a quatre qui vont tomber et comme ça, je vais connaître la réponse. Non, ce n’est pas du tout comme ça. Ce ne sont pas des QCM. Les documents sont différents à chaque fois.
On a des thèmes qui sont différents à chaque fois, qui correspondent à l’actualité. Donc c’est aussi pour ça que c’est important, si vous voulez vous préparer à un examen, de trouver un professeur qui est certifié dans la correction de ces examens parce qu’il va exactement savoir quoi vous dire.
Toi, par exemple, surtout pour le DELF et le DALF. Et donc voilà. C’est pour ça que moi, je ne me fais pas ma pub, mais je vais être honnête, moi, je ne suis pas certifiée. C’est pour ça que je préfère passer les élèves avec Amélie parce que ce n’est pas ma came, ce n’est pas ma spécialité. Non, puis moi, j’aime bien. Toi, tu aimes bien.
Pourquoi prendre des cours quand Internet est gratuit ?
Moi, je sais que j’aime moins. J’aime bien. Pourquoi? Moi, ça me stresse un petit peu. Ce n’est pas moi qui passe l’examen, moi, ça me stresse pas. Ce n’est pas trop mon truc. Oui, mais il faut bien connaître les examens, savoir à quoi s’attendre avant de faire quoi que ce soit. Autre question. Pourquoi payer un prof?
Tout est gratuit en ligne. Ah oui, c’est sûr, tout est gratuit. oui. Qu’est-ce que t’en penses de ça? oui, tout est gratuit. C’est fantastique. oui, j’adore. Moi, je suis nulle. Sur Internet, je ne trouve jamais rien gratuit. Moi, je ne sais pas comment ils font, les gens. Faudrait qu’ils m’expliquent.
à chaque fois, j’essaie de trouver des, des PDF que je trouve intéressants. « Il faudrait vous inscrire, il faudrait payer. » Bon, je n’ai pas envie. Et alors, qu’ils me disent, qu’ils m’envoient leur lien. Voilà, hein, parce que tout est gratuit.
OK, il y a beaucoup de choses gratuites, mais la question à quarante millions de dollars, c’est: sont-elles de qualité? Parce que des conneries, on en écoute et on en lit. Mon Dieu. Des conneries, donc des stupidités.
Avec des faux, des, des choses qui sont pas vraies, des, Non, je veux dire, il y a, il y Ce que tu disais, il y a de la place pour tout le monde, mais aussi, il y a de la place pour la merde. C’est vrai. Mais ça, c’est comme dans tout, hein. Peu importe, peu importe. Regarde, c’est, c’est comme les nutritionnistes, par exemple.
Pourquoi aller, pourquoi aller voir un nutritionniste si ChatGPT m’a donné un régime à suivre? oui, la même chose. C’est la même chose. Pourquoi aller voir un psychologue? Je viens parler de mes, de mes… C’est ça. Et ChatGPT, l’intelligence artificielle, en tout cas, voilà, il… Il va résoudre mes problèmes.
Voilà, il va résoudre ma vie. Il va être très gentil avec moi, il va dire ce que j’ai envie de ce que j’ai envie d’entendre. Et puis voilà. voilà, c’est ça, le problème. C’est que oui, certes, il y a beaucoup de ressources gratuites en ligne qui sont de très très bonne qualité.
Il il y a beaucoup de pages qui sont de très très bonne qualité. Et, c’est bien pour, comment dire, travailler en autonomie, pour de la grammaire, pour de la compréhension. oui. Ça, c’est super bien. Mais pour des productions, on a besoin, d’être écouté pour l’oral et on a besoin d’être corrigé à l’écrit, si besoin.
Généralement, l’écrit, c’est plus pour les, pour les examens, mais de toute façon. Parce que j’avais entendu aussi, des, Ça aussi, c’est quelque chose qui est un peu difficile. Je vois en, en ligne, qu’il y a des profs qui ne viennent pas de… Qui n’ont pas fait d’études pour être prof, qui sont devenus prof par défaut.
Et et on n’a pas du tout la manière, la même manière de penser. Une fois, j’avais interviewé un prof et il disait: Non, moi, je ne suis pas forcément pour les corrections automatiquement. Et moi, je ne suis pas du tout d’accord avec ça, parce que si on ne corrige pas, mais qui va te corriger,? on en revient au même.
Voilà, on en revient à, ton, peut-être ton niveau d’exigence,. oui. Je suis exigeante. oui. Mais c’est pour ça que les élèves aussi restent et Mais parce que tu as des élèves qui veulent avoir un, un niveau, qui sont exigeants envers leur niveau eux-mêmes,. Très exigeants.
Alors que tu as des personnes qui vont dire: Non, non, à partir du moment où je vouloir café, ça marche, je vouloir café hein. oui, mais c’est plutôt des gens qui vont pas prendre de cours alors. Voilà.
Donc ils vont voir trois, quatre vidéos en ligne parce qu’ils vont apprendre deux, trois mots qui peuvent être utiles, mais sincèrement, ils ne vont jamais aller, faire des conversations jusqu’à quatre heures du matin en parlant de, de je ne sais pas quoi, de l’éducation en France. Non, ce n’est pas possible. C’est vrai.
Ils ont pas le, les outils, syntaxiques pour le faire. Donc bon voilà. Après, ça dépend de l’utilisation qu’on veut en avoir. Ça dépend de notre niveau d’exigence envers nous-mêmes aussi. Parce que moi, c’est pareil, si c’est pour faire un tout petit peu et que ce soit à moitié bancal, non, moi, ce n’est pas mon…
Je n’aime pas faire ça. Quand je fais quelque chose, peu importe, je dois le faire bien. Point. C’est vrai. Ou tu le fais pas. Ou je le fais pas. Voilà. Généralement, je le fais pas. C’est pareil, c’est comme, comme… T’as dit quoi? Généralement, je ne fais pas. C’est C’est comme, comme j’ai dit, l’apprentissage de l’italien.
Ça fait depuis des années que je veux apprendre l’italien, que je voudrais commencer à apprendre l’italien. Je ne le fais pas parce que je le ferais mal, parce que je n’ai pas le temps et parce que je ne ferais pas les devoirs et puis je ne ferais pas ce qu’il faut faire. voilà, oui.
Donc je le, je préfère ne rien faire. Voilà, mais c’je pense que c’est ça, oui. Et surtout aussi, moi, je vois avec les élèves qui prennent contact avec moi et qui prennent des des cours, c’est la structure. Parce que je pense qu’il y a tellement de choses en ligne, on dit en français à boire et à manger. C’est ça.
C’est-à-dire des choses qui sont bonnes et des choses qui sont vraiment pas bonnes. Et je pense qu’on les élèves sont complètement perdus. Alors ça, j’ai souvent cette réflexion-là. J’ai vu beaucoup de choses, j’ai consommé beaucoup de contenu et c’est super bien et tout ça, mais je suis perdue. Je sais plus par où commencer,.
Et et ça, c’est vrai que, le fait d’avoir un professeur qui sait ce qu’il fait, ça permet quand même d’avoir une progression qui est linéaire, qui est qui va dans le bon sens. C’est ça.
Par exemple, moi, j’ai beaucoup d’élèves, ce qu’on fait, ils profitent du cours particulier pour la production orale parce qu’ils ont besoin de parler et je leur donne des devoirs de grammaire à faire en autonomie, qui avaient été corrigés. Et comme ça, il y a quand même une progression.
Ah là, Virginie m’a donné des exercices sur la voix passive parce que je sentais que ça, c’était un peu compliqué en cours. Eh voilà. Exactement, oui. C’est…
Et on parfois, on le travaille à l’oral. Pas, pas tout le temps, parce que parfois, c’est un peu compliqué. On part dans des discussions et puis… Oui, on peut commencer. Puis après, généralement, il y a des digressions qui se font. Oui. Beaucoup de digressions. Oui. Mais oui.
Mais c’est la conversation normale. voilà, c’est Comme toi, là, là, on, on part de certaines questions et puis après, on On part ailleurs. On part ailleurs, oui. Exactement.
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