Apprendre le français en trois mois, devenir bilingue grâce à Netflix, ne jamais étudier la grammaire… Et si on arrêtait de croire aux recettes miracles ?

Dans cet épisode un peu différent, je retrouve Amélie, professeure de français dans mon équipe, pour une conversation spontanée et sans filtre !

Chacune a préparé quelques questions surprises pour l’autre.

L’objectif ? Réagir à chaud aux clichés, aux idées reçues et aux promesses qui entourent l’apprentissage du français.

On partage nos expériences, nos opinions et notre vision du métier de professeur, avec franchise et humour.

Un épisode authentique, enregistré à un rythme naturel, pour les apprenants de niveau intermédiaire et avancé.

Cet épisode est disponible en format vidéo avec les sous-titres sur YouTube.

Bonne écoute !

Virginie d’ehoui!

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POUR ALLER PLUS LOIN EN FRANÇAIS

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Mon livre Expressions idiomatiques en contexte

Cours particuliers – Ta voix française


Transcription

irginie : Une dernière question? 

Amélie : La question, c’est pas nécessairement comme ça que la posent les étudiants, mais, pour toi, qu’est-ce que c’est un accent natif? 

Virginie : Ah ouais. 

Amélie : Qu’est-ce que ça veut dire parler comme un natif pour toi? 

Virginie : Ah ouais. Si. Ça arrive surtout avec des élèves qui sont extrêmement exigeants, mais qui, ont en tête un objectif complètement inatteignable.

Déjà, qu’est-ce que c’est un accent? Déjà, Amélie et moi, Amélie, toi, tu viens de Normandie, mais en même temps, t’as, t’as, t’as habité dans d’autres endroits de la France. À Florence. Dans le Nord. Tu viens de Paris. Tes frères, tes frères, n’importe quoi. Tes parents, ils sont d’où? Ta mère est de Paris

Amélie : Ouais. 

Virginie : Ton père, il est de Paris? 

Amélie : Ouais. Et 

Virginie : t’as grandi… 

Amélie : Ils eux, ils ont grandi en Picardie aussi. 

Virginie : Picardie, c’est le nord. 

Amélie : Ouais, c’est au nord de Paris. Et puis moi, quand j’étais petite, on est partis, de Paris, ‘fin de Versailles, on est partis à, en Normandie. On est partis dans la Manche. Donc moi, c’est tutti frutti quoi.

Ça dépend d’où je suis, en fait. Je vais prendre les accents des gens. Des fois, je parle comme ça. Je sais pas pourquoi.. Et puis après, hello. Et puis voilà. C’ ça dépend, voilà. 

Virginie : Donc même en France, même en France et dans les pays francophones, au Québec, même au Québec, il y a, il y a le, il y a la…

C’est quoi déjà le… 

Amélie : Le chiac. 

Virginie : Le chiac. en Bretagne, moi, je suis bretonne, ma meilleure amie, elle est de Douarnenez. Et à Douarnenez, il y a un accent très fort et ma meilleure pote, elle a un accent vraiment fort en… Et quand je l’entends, quand j’écoute ses messages vocaux, parfois, j’entends son frère, c’est pareil.

même nous, on a des accents quoi. 

Amélie : c’est ça, ouais. 

Virginie : Donc parler comme un natif. Déjà, voilà, quel natif? 

Amélie : Ouais, c’est 

Virginie : ça. Le marseillais, le corse, le, les personnes du Nord. 

Amélie : Alors moi, on me dit souvent le parisien. 

Virginie : Oh putain, oh ça m’énerve. Parce que alors là, un Parisien… Ça, c’est un truc qui m’énerve.

Amélie : Définissez parisien, parce que 

Virginie : là… Parce que ça, c’est un truc qui m’énerve. Ça aussi, c’ bon, je vais être honnête et je vais dire un gros mot. Pour moi, ça, c’est de la merde de marketing quand je vois des personnes sur les réseaux sociaux qui, vont dire: « Parlez comme un Parisien ». Mais c’est juste le français neutre.

Amélie : Et encore, neutre, Paris, ça l’est plus trop parce qu’il y a tellement de différences. C’est vrai. Il y a c’est tellement un mélange de tout, de plusieurs… 

Virginie : Voilà, des personnes du Maghreb, d’Afrique. 

Amélie : Plusieurs pays francophones. 

Virginie : Le seizième arrondissement. 

Amélie : oui, voilà, tu veux parler comme Marie-Chantal.

Je vous en prie, oui Procéder. Non, mais je veux dire, ça dépend, oui, voilà. 

Virginie : Et je me rappelle, j’avais eu un élève qui est resté longtemps d’ailleurs, parce qu’il voulait parler comme un natif. Et je lui avais dit un accent. Ah, il voulait que je le corrige au niveau de sa phonétique. Et il ne faisait aucune erreur de phonétique.

Il prononçait très bien, mais il avait un accent, il avait un accent dans sa langue maternelle, qui était influencé par sa langue maternelle, pardon. Et je lui dis: « Mais ce n’est pas une erreur ». Mais non. Et moi, je ne peux pas, en tant que professeure, je ne peux pas corriger ça. Peut-être que tu pourrais travailler ça, peut-être avec quoi

Orthophoniste? 

Amélie : peut-être. 

Virginie : Orthophoniste, c’est les speech therapists, c’est les personnes qui sont, qui 

Amélie : Thérapie du langage. 

Virginie : Thérapie du langage. Et je sais même pas si un orthophoniste pourrait faire ça. Je sais 

Amélie : pas si on peut vraiment… Et puis en plus, c’est pas du tout quelque chose qui est pénalisé, en tout cas par le CECR, qui est le, la Bible des niveaux de langue en Europe.

Et justement, non, le fait d’avoir son accent n’est pas du tout, un empêchement au titre de bilingue. 

Virginie : Nous, quand on parle espagnol, toi, tu as un ‘fin, moi, j’entends, j’entends même pas ton accent quand tu parles espagnol. 

Amélie : si, je l’ai parce 

Virginie : qu’on 

Amélie : me le dit. 

Virginie : Ouais, et moi, j’entends pas non plus, mais je l’ai aussi.

On devine, on devine que je suis pas, que je suis pas mexicaine. 

Amélie : Voilà, ouais. La différence, c’est que peut-être, on saura pas réellement de quel pays on vient. 

Virginie : oui, c’est vrai. Une fois, j’avais un Argentin qui m’avait dit: « Je pourrais pas savoir d’où tu viens ». 

Amélie : Il y a un truc qui va, qui est bizarre.

Ouais, il y 

Virginie : a un truc qui est bizarre. 

Amélie : C’est pas naturel, mais c’est pas non plus trop étranger. C’est bizarre. On est un peu dans le, dans les limbes, entre les deux quoi. Et il y a beaucoup de gens comme ça et c’est pas du tout un problème. C’est pas un problème. C’est pas du 

Virginie : tout un problème. On a tous un, on a tous un accent, comme je dis.

‘Fin toi, t’as un accent de Normandie. Peut-être moi, pour sur certains mots, je pourrais avoir un petit accent breton. Toi, tu l’entends quand je parle français? 

Amélie : Non. 

Virginie : Non. 

Amélie : Je fais pas attention, je pense. 

Virginie : Tu fais pas attention? Non. Ouais. Je pourrais avoir un petit accent avec le A à la fin. Avec quand il y a le, quand le mot termine en A, je pourrais faire O.

comme 

Amélie : toi. oui, 

Virginie : Comme en Normandie. 

Amélie : Pareil. 

Virginie : Le O, c’est Che po. Ouais, che po. Oh, che po. 

Amélie : Mais ça, c’est, Ça, c’est 

Virginie : français aussi. Che po. Oh, che po. 

Amélie : C’est tout le nord quand même. 

Virginie : Ouais. Le Nord. Le 

Amélie : Nord. C’est le Nord. 

Virginie : Donc, je disais à cet élève: « Je ne peux pas inventer des erreurs là où il n’y en a pas

Amélie : 

Virginie : Exact. On faisait des exercices de lecture et il y avait aucun problème. Je dis: « Il n’y a pas, je vais pas inventer de… Tu fais pas d’erreur ». 

Amélie : oui. 

Virginie : Donc, je sais pas, toi, tu penses, tu penses quoi de ça? Par rapport à la question que tu m’as posée. 

Amélie : oui, comme toi, en effet.

si y a pas de problème de rythme, s’il y a pas de problème vraiment de déficience de son, si… 

Virginie : Tu peux faire par exemple, tu peux donner un exemple de une erreur de prononciation et un accent? 

Amélie : ouh là, ouh là. une erreur de prononciation. Ouais. 

Virginie : Un chienne. 

Amélie : Un chienne. Oui, un chienne. 

Virginie : Un chienne, ça, c’est une erreur de prononciation.

Amélie : Oui. Mais un chien. 

Virginie : Ça marche pas avec le mot chien. C’était quoi 

Non. ah par exemple le R, le R. Par exemple le R roulé Le R roulé avec, je sais pas moi, une voiture. Ah une voiture. Une voiture. 

Amélie : Une voiture, ouais. 

Virginie : Voiture. C’est quoi ça? C’est une erreur de prononciation ou pas ça? 

Amélie : non. non, parce que c’est un 

Virginie : Parce qu’on peut même rouler dans avant, à l’époque.

Amélie : Mais même dans le Berry en ce moment, encore aujourd’hui. 

Virginie : Dans le Berry, c’est une région, mais il y a, il y Rouler. Oui, ils roulent. Il y a des régions en Même en 

Amélie : Normandie, oui, 

Virginie : ils roulent les R…les générations d’avant où ils roulaient les R. Donc c’est pas en soi une erreur de prononciation. 

Amélie : oui, non.

Virginie : Moi, quand j’ai des élèves hispanophones qui prononcent pas bien les R, c’est pas dérangeant. 

Amélie : Non, le R. Finalement, le R est pas si dérangeant que ça. 

Virginie : Non. Ce qui peut être dérangeant, c’est quand on comprend pas si c’est du masculin, féminin, du singulier, pluriel. Là, par contre, c’est dérangeant. 

Amélie : Oui, puis des erreurs dans les enchaînements ou dans les rythmes ou dans les liaisons.

Ça, par contre, c’est beaucoup plus perturbant. par exemple, si tu dis: « Ils ont acheté un bateau. » 

Virginie : Ah ouais. 

Amélie : Tu vois, je veux dire, c’est pas, c’est pas coupé, c’est pas respirer au même endroit. Ou alors 

Virginie : ça se fait beaucoup d’apprenants vont couper la liaison. 

Amélie : Des anoraks. 

Virginie : Des ah oui, par exemple, des anoraks.

Amélie : Ah, des anoraks. 

Virginie : Voilà. Ça, j’entends souvent, vous coupez la liaison alors qu’il faut vraiment, si vous faites la liaison, des anoraks. Ça, c’est très important. Ça, c’est une erreur de prononciation. Si vous dites « des anoraks », non. 

Amélie : Ouais. 

Virginie : Ça fonctionne pas. 

Amélie : Oui, voilà. Ça, ce serait ça. Ouais. 

Virginie : Mais l’accent, ce n’est pas une erreur.

Amélie : Non, c’est une petite pointe, d’accent. Oui, tu vois, par exemple, un accent, tu avais Jane Birkin qui était chanteuse des années 60. 

Virginie : Anglaise. 

Amélie : Anglaise qui vivait à Paris, qui a été mariée avec Serge Gainsbourg. Bref, et donc elle avait toujours son petit accent anglais. Et pourtant, sa communication était impeccable.

Virginie : Oui. Et de toute façon, en plus, c’est ça qui a été son marketing. En plus, 

Amélie : oui. 

Virginie : Elle, on la connaissait, ses chansons, ses films. On connaissait Jane Birkin pour son accent. 

Amélie : Mais bon, de toute façon, il est vrai que, au niveau des accents, par exemple, je sais que j’avais lu des articles il y a quelques années sur le fait que, à la télévision, mais ça dans beaucoup de pays, de toute façon, les gens, les chaînes télévisées, pour les journaux, les choses comme ça, cherchaient plutôt des personnes avec des accents neutres.

Oui. pour justement que l’information soit accessible à tous. Alors que bon, sincèrement, quand tu as une personne qui est de Toulouse et qui a son petit accent C’est trop mignon…on comprend. Franchement, il faut arrêter. Donc bon, il y a une espèce de bashing de l’accent. Ouais, mais c’est de la glottophobie.

Mais voilà. 

Virginie : C’est de la glottophobie. Totalement. Pure et dure. La glottophobie, c’est quand il y a une, c’est du, pas du racisme, 

Amélie : Une ségrégation. 

Virginie : Ségrégation. Ségrégation par rapport à l’accent. Ça s’appelle de la glottophobie. Il y en a dans tous les pays, hein. 

Amélie : Mais oui, non, mais c’est vrai 

Virginie : Il y a de la glottophobie dans tous les pays.

Aux États-Unis. Aux États-Unis, par exemple, l’accent du sud est très, est ‘fin, beaucoup de personnes du nord se moquent des, de l’accent de, attends, de quel pays? De quel pays? N’importe quoi. De quel État de… Alabama. 

Amélie : Non, je ne connais pas. 

Virginie : Et moi, en tant qu’apprenante, j’ai du mal un petit peu à entendre l’accent.

Mais ouais. 

Amélie : Je veux dire voilà, à partir du moment où même déjà au sein du propre Tout 

Virginie : à fait. 

Amélie : Des chaînes de, d’information font de la discrimination sur les accents. Voilà, on sait bien, on se rend bien compte que finalement, c’est n’importe quoi. 

Virginie : Oui. Dernière question: les formations asynchrones sont-elles efficaces pour travailler la production orale

Asynchrone, c’est-à-dire les formations qu’on peut acheter en ligne qui sont déjà… où le prof ou ouais, a déjà le formateur a déjà enregistré son contenu. Voilà, et il n’y a pas de, d’échange direct avec l’élève. 

Amélie : Alors. 

Virginie : Qu’est-ce que tu penses de ça, de ces formations-là? 

Amélie : Alors, ça dépend. 

Virginie : Ok. 

Amélie : Ça dépend comment c’est fait.

C’est-à-dire que, en effet, si ce n’est que asynchrone où tu n’as aucun retour, autant parler au mur. 

Virginie : Mais ouais, je parle de la production orale. 

Amélie : Oui, production orale. Je suis… Oui, production orale. Donc là, c’est comme si tu parlais à un mur hein, c’est pareil. Franchement, tu vas pas avoir de retour, tu vas pas savoir si c’est bien dit, si c’est mal dit.

Évidemment, dans notre tête, ça sonne super bien. et puis et puis en fait, non. Par contre, si dans le, dans la formation, ça inclut l’enregistrement d’une vidéo de l’étudiant en train de réperté-, répéter pardon, certaines phrases et envoie au professeur qui plus tard corrigera et enverra des commentaires.

Là, oui, parce 

Virginie : Mais dans la pratique, qu’est-ce que t’en penses? Ah 

Amélie : oui, mais oui. Non, mais je veux dire, comme ça pourrait marcher. C’est une idée. 

Virginie : Oui. 

Amélie : Pas sur des grandes conversations. Peut-être sur des débutants, à la rigueur. Ouais, voilà, pour apprendre un petit peu. Tu vois ce que je 

Virginie : veux 

Amélie : dire.

Parce que tu peux pas non plus avoir une heure de conversation avec un débutant. 

Virginie : Non. 

Amélie : C’est pas possible. Donc si tu fais quelques phrases comme ça, clac, et tu les corriges, même en asynchrone, c’est pas dramatique, non. Mais par contre, non, une conversation avec maintenant des B1, B2 et au-delà, non.

Virginie : Non, c’est pas possible. 

Amélie : non, je vois pas l’intérêt surtout. Enfin, je vois même pas une personne ayant un niveau comme ça vouloir une formation de ce type-là. 

Virginie : C’est pour ça, moi, ça fait depuis sept ans que je suis en ligne. Bon, j’enseigne depuis 2009 et beaucoup de fois, on a, on a travaillé ensemble hein, sur pourquoi pas créer des formations comme ça asynchrones.

Et j’ai beaucoup de difficultés à me lancer parce que je me dis: Merde, vraiment, moi, je crois beaucoup plus en le cours particulier qui est vraiment, le produit qu’on, que je vends et les cours de groupe. 

Amélie : 

Virginie : Ouais. Et encore, les cours de 

Amélie : pour la production orale, les 

Virginie : cours de En ligne, c’ 

Amélie : Mais même en, même en chair et en os hein.

Ouais, 

Virginie : c’est vrai. Moi, les cours de groupe, on a, on a, on a commencé à en faire. J’étais certaine. C’est toi qui les, qui les donnais. Et c’ en ligne, c’est vraiment pas facile. 

Amélie : 

Virginie : Vraiment, pour moi, le meilleur, la meilleure chose, c’est pour ça que je continue à faire ça, c’est le cours particulier.

Ouais. C’est pour moi la Pour la production orale, oui. Pour la production orale. Oui. Pour la production 

Amélie : orale. En parlant de production orale, évidemment, quand on fait des cours de groupe sur de la grammaire ou des exercices de compréhension orale ou peu importe, bon là, c’est vrai que ce n’est pas…

Ça marche, quoi, je veux dire. et même dans une salle de classe, ça marche. Mais à partir du moment où vous êtes dans une classe avec trente personnes, non, à quel moment on fait de la production orale? On n’en fait pas. Chacun dit un mot de la phrase: « Je veux… » Et puis on passe comme ça les uns à la suite des autres.

Non, c’est pas possible. 

Virginie : Ouais. Moi, j’ai des élèves qui habitent dans le nord des États-Unis, puis qui sont dans une association qui donne des cours, des cours gratuits pour ‘fin, vraiment pas cher à des seniors. 

Amélie : 

Virginie : Et ils me disent: « Oui, c’est un cours de conversation et on est quatorze. » À partir du moment où vous êtes quatorze, c’est pas un cours de conversation.

Et ils écoutent en C’est 

Amélie : max. 

Virginie : Ils écoutent ils s’écoutent entre eux lire un monologue ‘fin, c’est ce que, c’est ce que j’ai compris. Je dis pas que c’est, c’est tout à fait ça. Et c’est pas un cours de conversation. 

Amélie : Ah non. 

Virginie : C’est même un cours de, c’est un cours de quoi? De conversation, de compréhension orale.

Amélie : 

Virginie : oui. Parce que tu essaies de comprendre ce que dit l’autre. 

Amélie : Oui, voilà, oui. 

Virginie : C’est même pas un cours de conversation. 

Amélie : Oui, à partir du moment où ils passent leur temps à faire de la lecture, oui, je vois pas… 

Virginie : C’est pas un cours de conversation. 

Amélie : C’est pas, c’est pas de la production. 

Virginie : Oui. 

Amélie : Oui. Mais oui, cinq, dix Ça peut aller.

Virginie : Pas en ligne. 

Amélie : Ah non, en ligne, non. Non, cinq en ligne, c’est max, sincèrement. Parce que sinon, les tours de parole sont quand même assez compliqués. Toi, le 

Virginie : club de lecture que tu animes, moi, j’ai bien mis que c’est cinq maximum. Comment c’est, comment ça se passe avec 

Amélie : cinq? Ça se passe bien. 

Virginie : Oui. 

Amélie : Ça se passe bien.

Oui. parce qu’en même temps, c’est super. Super étudiants. Donc non, ça se passe super bien parce que tout le monde s’entend bien et puis et puis chacun se respecte. Donc forcément, ça aide beaucoup aussi. mais c’est vrai que quand tu es dans une salle de classe en chair et en os, c’est vrai que jusqu’à dix personnes, c’est largement gérable.

Oui. 

Virginie : Ouais. 

Amélie : Mais en ligne, c’est vrai que gérer autant de personnes, déjà, on peut pas voir tout le monde C’ puis il y a des déconnexions, puis il y a des choses comme ça. C’est, voilà. C’est mieux de le garder en petit comité en ligne, je pense, oui. 

Virginie : C’est pour ça que moi, j’ai jamais, depuis que j’ai lancé Oui!,

j’ai jamais donné de cours de groupe. Parce que je trouve que c’est plus compliqué à gérer. 

Amélie : C’est une autre dynamique, ça change, c’est bien aussi. Les cours de grammaire qu’on a faits, c’était très bien aussi, avec des gens de qualité aussi. Forcément, ça aide aussi beaucoup. 

Virginie : Mais il y avait la grammaire.

La base, c’était la grammaire. 

Amélie : Ah oui, la base, c’était la grammaire. Oui, on était là pour travailler la grammaire. On faisait des exercices, chacun partageait ses questions. Voilà, on résolv-, on résolvait les exercices ensemble. C’était, c’est très bien, oui. Oui. Mais que le club de lecture, c’est un peu différent parce qu’on vient, on a tous lu la même chose.

Donc la compréhen-, ouais, 

Virginie : et la compréhension écrite aussi en même temps. 

Amélie : Voilà, elle a déjà été faite et on donne chacun notre opinion sur qui pourrait être le tueur ou un suspect potentiel. Donc, c’est pas non plus la même dynamique que voilà: Aujourd’hui, on va parler de l’écologie. Wouh! 

Virginie : Ouais. 

Amélie : C’ il y les esprits s’échauffent un peu moins quand même.

Virginie : C’est pour ça que on avait choisi ce, le club de lecture Comment tu pourrais expliquer l’avantage du club de lecture de roman policier? En quoi ça peut vraiment aussi ins-, comme tu dis, que ce soit un peu plus excitant que l’écologie quoi? 

Amélie : parce qu’en fait, c’est différent. toi, ça si déjà tu es lecteur, évidemment, ça te force un peu à lire aussi en français, ce qui est bon parce que ça permet de travailler son vocabulaire, de récupérer, de Parce que toi, tu 

Virginie : envoies, tu envoies les vocabulaires difficiles, tu les envoies avant.

Amélie : Les expressions, ouais. Les expressions qui sont pas nécessairement très Comment dire? facile à comprendre comme ça de prime abord. donc oui, ça, je les envoie et après, on se rejoint une fois par semaine et on discute de alors qu’est-ce qui s’est passé, dans cette partie? quelles sont les nouvelles informations que l’on a sur le meurtre

Est-ce qu’on a des suspects potentiels? Est-ce Quel serait le mobile? Donc là, c’est, c’est autre chose, voilà. 

Virginie : Et ce qui est bien, c’est que aussi dans beaucoup de clubs de lecture, les élèves se retrouvent juste une fois par mois, ils lisent tout le livre seuls et après, ils en parlent. Là, c’est quand même différent.

Amélie : là, oui, en fait, c’est une succession de chapitres pour une semaine. 

Virginie : Ouais. 

Amélie : donc 

Virginie : Soixante-dix pages à peu près par séance? 

Amélie : Ça dépend. Là, on va 

Virginie : faire plus, ouais. Ça dépend. T’as plus? 

Amélie : Ouais. Ça dépend des livres. Mais oui, normalement, allez, mettons soixante-quinze, quatre-vingt pages par semaine.

Virginie : D’accord. 

Amélie : Voilà. 

Virginie : OK. 

Amélie : donc avec des romans contemporains, donc avec un français vivant, avec un français, d’aujourd’hui, en fait. Donc ce qui est quand même très enrichissant par rapport justement dans les dialogues des personnages. On a vraiment des expressions qu’on utilise aujourd’hui quoi.

Ouais. Genre, je vais tout foutre en l’air, je me casse. Voilà, des choses qu’on dit vraiment quoi. Ouais. Donc ça, c’est quand même sympa par rapport à ça. Et puis en plus, voilà, comme c’est une enquête, on a tous envie de savoir qui. Donc c’est ça le grand intérêt. 

Virginie : Et ça qui est super important, on dit aussi aux élèves, aux nouveaux élèves qui intègrent le club de lecture: surtout, n’avancez pas trop dans la lecture.

Il faut vraiment respecter le rythme le découpage du livre que, qu’Amélie donne. 

Amélie : Alors, c’est vrai que des fois, bon malheureusement, à la fin du, d’une, d’une séance, on reste un peu sur notre faim. Il faut lire les prochains et c’est dur d’attendre. Qu’est-ce 

Virginie : que ça signifie rester sur notre faim

Amélie : c’est-à-dire qu’on a envie d’en savoir plus. 

Virginie : Ouais. Et quel est le prochain, le prochain livre, Amélie? 

Amélie : ouh, fou. L’affaire Alaska Sanders de Joël Dicker. 

Virginie : Pourquoi Dicker? Pourquoi il est aussi apprécié? 

Amélie : Parce que c’ ‘fin moi, je kiffe. Franchement, c’ 

Virginie : Kiffer, c’est quoi? 

Amélie : Adorer. 

Virginie : Adorer, d’accord.

Amélie : Ouais. Moi, franchement, je, j’adore la manière dont il écrit. c’est vrai que peut-être au début, pour certaines personnes, c’est un peu déroutant le fait qu’il fasse autant d’allers-retours dans le présent, dans le passé. mais une fois qu’on est dans la dynamique, ça va tout seul en fait. Et c’est une écriture qui est, qui est fluide, qui est, qui est bien rythmée.

Il y a du suspense. ‘Fin Tous les livres que j’ai lus, de lui, jusqu’à présent, j’en ai peut-être lu déjà au moins quatre. parce que c’est quand même des gros livres par contre, ouais, 

Virginie : Ce sera un défi, ouais, pour si vous voulez intégrer, il reste, combien? Trois places. Il reste trois places pour le club de lecture.

Si, vous aimez ce type de romans, ouais, inscri-inscrivez-vous. Je vous envoie, c’ voilà, le site, c’est ehouionline.com et je vous mets les, le descriptif dans je vous mets le lien dans la, dans la description. Et donc là, ce sera un défi parce que pour la première fois, vous avez choisi un livre plus gros.

Amélie : Voilà, exactement, ouais. Parce que le problème, c’est que soit on a des livres qui sont trop petits, soit on a des livres qui sont trop gros. Donc c’est vrai Normalement, 

Virginie : c’est cinq séances à peu près. 

Amélie : Normalement, oui. Donc ça fait à peu près trois cent cinquante pages, mais il n’y en a pas beaucoup, hein, des livres de trois cent cinquante pages.

Soit ils font plus ou soit ils font beaucoup moins. Donc, c’est vrai que c’est un peu, un peu, toujours un peu compliqué de trouver quelque chose d’intéressant. Puis bon, évidemment, comme on ne lit pas les livres avant, parfois, on a des mauvaises surprises. C’est arrivé quelques fois, malheureusement.

Heureusement, on en a des bonnes aussi. Voilà. 

Virginie : Ouais, parce qu’on peut pas maîtriser, tu peux pas maîtriser. Les élèves lisent, je veux pas que ce soit trop trash. Tu disais que les auteurs français, parce qu’Amélie veut pas choisir d’auteurs traduits. Donc c’est des auteurs, ouais. 

Amélie : oui, parce que c’est francophone.

Voilà. Là, par exemple, le, celui qu’on a en ce moment, c’est une Canadienne, une Québécoise. 

Virginie : Ouais. 

Amélie : Donc, voilà, c’est très bien. C’est marrant de voir d’autres expressions, tout ça. 

Virginie : Moi, j’ Carl disait qu’il a beaucoup aimé, parce qu’il va en plus au Québec de temps en temps en vacances. Il a beaucoup aimé voir le nouveau vocabulaire qui est utilisé au Québec, pas forcément en France.

Amélie : Exact, ouais. Donc ça, c’était sympa, oui. Puis en plus, l’enquête était vraiment, ‘fin, bien menée, bien écrite, vraiment aussi un bon rythme. On, et on cherche quand même hein, qui aurait pu tuer. Il y a tellement de gens qui auraient pu la tuer, cette pauvre dame, que on ne sait plus où donner de la tête.

Mais ouais, non, c’était, c’était super. C’était une bonne découverte. Franchement, une très bonne découverte. Et puis par exemple, Joël Dicker, lui, il est Suisse. 

Virginie : Ah donc aussi Suisse, France, il y a aussi du vocabulaire différent. 

Amélie : Non, 

Virginie : non. Non, 

Amélie : pas trop? Non. Franchement, non. Là, je peux Non. Sur Dicker, non.

Non. Les expressions, elles sont vraiment, Il y a pas pas comme avec le Québécois. Non, pas du tout. D’accord. Ouais, absolument pas. mais oui, voilà, francophone quoi. 

Virginie : Voilà. Donc club de lecture, si vous avez si vous aimez lire et que vous avez aussi envie de pratiquer votre production orale, club de lecture de romans policiers.

Amélie : Voilà. Très détendu. Le petit le matin pour les gens qui sont sur le continent américain, petit café tranquillou. 

Virginie : Voilà. C’est le vendredi à onze heures, heure de New York et dix-sept heures, heure de Paris. Non, c’est ça? Oui. 

Amélie : Oui, non, mais moi, tant que je calcule. Ouh là! Faut pas trop m’en demander.

Virginie : Professeur de français, pas de mathématiques. Pas 

Amélie : de mathématiques. Non. Ouh là. Non. 

Virginie : Merci Amélie. 

Amélie : De rien. 

Virginie : À bientôt. 

Amélie : À plus.

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